Kinshasa : le CCAPAC répond aux critiques du média Eventsrdc.com et réaffirme sa vocation culturelle pour l’Afrique centrale

Face aux interrogations soulevées par un article publié le 7 mars 2026 sur le site Eventsrdc.com concernant la place accordée aux artistes au Centre Culturel et Artistique pour les Pays d’Afrique Centrale (CCAPAC) de Kinshasa, l’institution a tenu à apporter des clarifications. Dans une mise au point, ses responsables rappellent la vocation du centre, ses réalisations depuis son inauguration ainsi que les défis auxquels il fait face pour promouvoir les cultures d’Afrique centrale.

Voici l’intégralité de la Mise au point

À la suite de l’article publié le 07 mars 2026 par Eventsrdc.com, intitulé « Centre CAPC à Kinshasa : quelle place réelle pour les artistes et les acteurs culturels ? », certaines affirmations appellent une clarification afin d’éclairer l’opinion publique sur la mission et la vocation du Centre Culturel et Artistique pour les Pays d’Afrique Centrale. 

Le CCAPAC n’est nullement un espace éloigné des artistes ni des acteurs culturels. Bien au contraire, il a été conçu comme un pôle majeur de création, de diffusion et de valorisation des cultures d’Afrique centrale, avec une attention particulière portée aux talents de la République démocratique du Congo et de la sous-région. 

Une vision élargie de la culture

La culture ne se limite pas à la musique ou à la danse. Elle englobe la langue, les arts visuels, le cinéma, la littérature, le patrimoine, les savoirs traditionnels, les modes de vie, les valeurs, la mémoire collective et les formes contemporaines de création. C’est dans cette vision multidisciplinaire que s’inscrit l’action du CCAPAC. 

Un carrefour culturel actif

Depuis son inauguration, le CCAPAC a accueilli : 

– plus de 120 événements (spectacles, expositions, projections, conférences, formations) ; 

– près de 80 000 visiteurs (en majorité des élèves du primaire) issus de divers horizons ; 

– plus de 200 artistes et créateurs accompagnés dans leurs projets. 

Ces chiffres témoignent de la vitalité de l’institution et de son rôle de carrefour culturel pour l’Afrique centrale. 

Une polyvalence assumée

La présence d’activités institutionnelles ou publiques dans une telle infrastructure est conforme aux pratiques internationales. Les grands centres culturels sont aussi des espaces de dialogue, de réflexion et de rassemblement citoyen, ce qui renforce leur rayonnement et leur ouverture à différents publics. 

Des standards de gestion élevés

La gestion d’un équipement culturel d’envergure internationale exige des standards organisationnels, techniques et financiers élevés. Ces paramètres garantissent la pérennité de l’infrastructure, la qualité des événements et la sécurité des usagers. 

Des réalisations malgré des moyens limités

Lors de son premier anniversaire, le CCAPAC a eu l’honneur de présenter le programme « Maître de la Rumba » avec Sam Mangwana, figure emblématique de la musique congolaise. Cet événement a marqué un temps fort de célébration du patrimoine culturel national et régional. 

Il convient de rappeler que, depuis son inauguration par le Chef de l’État, le CCAPAC n’a bénéficié d’aucun financement direct de la dotation gouvernementale. Les activités réalisées reposent sur la participation aux frais exceptionnels et aléatoire des différents partenaires et la résilience de l’équipe, preuve de l’engagement de l’institution. 

Fidélité à la mission

Le CCAPAC demeure fidèle à sa vocation première : être une plateforme de valorisation des cultures, de soutien à la création artistique et de dialogue entre les peuples d’Afrique centrale et le reste du monde. 

Dans cet esprit, l’institution reste ouverte aux contributions constructives de la communauté artistique et culturelle. Toutefois, il importe que les analyses et débats concernant cette infrastructure stratégique reposent sur une compréhension complète de sa mission et de la richesse du concept même de culture. 

Rémy-Césaire TSHAMALA DINANGA

Chargé du Programme Média

Laisser un commentaire