À Kasindi-Lubiriha, cité frontalière avec l’Ouganda dans la province du Nord-Kivu, des vendeuses de tomates et de légumes du marché central s’inquiètent de la présence de vendeurs ambulants venus du pays voisin.

Selon ces commerçantes, ces vendeurs, appelés localement « Batembeyi », circulent dans plusieurs quartiers de la cité pour écouler leurs produits agricoles, créant ainsi des marchés pirates qui perturbent les activités du marché officiel.
Au cours d’une interview accordée ce samedi 14 mars 2026, Denise Kahindo, membre de l’Association des Mamans Commerçantes du Congo (AMACCO), section Kasindi, appelle les autorités politico-administratives à organiser ce commerce transfrontalier en réservant un espace spécifique pour ces vendeurs.
Elle estime que la vente ambulante dans les quartiers empêche également la perception normale des taxes locales et fragilise les activités des commerçantes installées au marché central.
« Les vendeurs de tomates devraient chercher un endroit précis pour exercer leur commerce, au lieu de déambuler par-ci, par-là. Quant à nous, nous sommes bloquées et nous ne savons plus comment travailler. Le gouvernement devrait leur trouver un espace approprié », a-t-elle déclaré.
La commerçante affirme par ailleurs que certains habitants soupçonnent ces vendeurs étrangers d’être liés, d’une manière ou d’une autre, aux problèmes d’insécurité signalés ces derniers temps dans la zone du poste frontalier de Kasindi-Lubiriha.
Face à cette situation, les vendeuses du marché central souhaitent l’intervention des autorités afin d’organiser le commerce et de préserver l’ordre économique dans cette cité frontalière.
Gloire TSONGO/Beni