Nord-Kivu : les inspecteurs annoncent un boycott de la supervision des épreuves nationales à Butembo

Les inspecteurs de l’enseignement, membres du Syndicat national des inspecteurs de l’enseignement au Congo (SYNIECO), ont annoncé leur intention de boycotter la supervision des principales épreuves certificatives de l’édition 2026, notamment l’ENAFEP, le TENASOSP, les jurys et l’Examen d’État.

Cette décision a été rendue publique à l’issue d’une marche organisée à Butembo, dans la province du Nord-Kivu. Un mémorandum a été lu devant le maire de la ville par Murefu Bungabunga Pascal, chargé de l’administration provinciale au sein du syndicat.

À travers cette action, les inspecteurs dénoncent notamment le non-paiement des prestations liées aux épreuves de l’édition précédente, ainsi que des inégalités dans l’octroi de certaines primes.

Ils estiment que cette situation compromet sérieusement leur engagement dans la supervision et l’organisation des examens à venir, et interpellent les autorités compétentes afin qu’elles prennent des mesures urgentes.

« Face à l’octroi discriminatoire de la prime de fonction spéciale et au non-paiement de 51 % des indemnités de la session 2025, nous vous prévenons d’un risque de perturbation du bon déroulement de la session 2026 », a déclaré Murefu Bungabunga Pascal.

Les inspecteurs conditionnent ainsi leur participation à la supervision des épreuves nationales au paiement des arriérés et à des garanties claires pour la session en cours.

Ils mettent également en garde contre les conséquences d’une telle situation sur la crédibilité et la sécurité des examens.

« Nous regrettons de vous faire part de notre décision de boycotter la supervision de l’Examen d’État, des jurys, du TENASOSP et de l’ENAFEP, session 2026 », a-t-il ajouté.

La marche s’est poursuivie jusqu’à la sous-division de la province éducationnelle Nord-Kivu 2, où le même mémorandum a été déposé auprès des autorités scolaires.

Le délégué du PROVED, Kambale Kikekeh Seth, a rassuré les manifestants quant à la transmission de leurs revendications à la hiérarchie.

À quelques jours du lancement des épreuves, notamment la session préliminaire prévue dès le 4 mai, cette menace de boycott fait planer des incertitudes sur la tenue effective de ces évaluations dans la région.

Gloire Tsongo/Beni

Laisser un commentaire