La ville de Beni, dans la province du Nord-Kivu, sera confrontée à une perturbation des activités scolaires dans les écoles conventionnées catholiques de la coordination sous-provinciale de Bungulu, à partir du lundi 13 avril 2026. Les enseignants annoncent une grève sèche pour exiger la libération de deux de leurs collègues détenus à la prison centrale de Kangbayi.
Il s’agit de Kakule Wakisa Jean-Louis et Mumbere Ntambire Roger, poursuivis et condamnés pour avoir infligé des châtiments corporels à des élèves. La décision de suspendre les cours a été prise lors d’une assemblée générale extraordinaire du SYNECAT Bungulu-Beni, tenue ce vendredi 10 avril 2026 dans l’une des salles du Lycée Mwandu.
Selon une déclaration lue par le secrétaire permanent du SYNECAT Bungulu-Beni, Delphin Katsuvalwa, les enseignants dénoncent une condamnation qu’ils jugent injuste et conditionnent la reprise des cours à la libération de leurs collègues.
« Nous, enseignants catholiques de la coordination sous-provinciale de Bungulu, réunis en assemblée générale ce 10 avril 2026, déclarons une grève sèche à partir du lundi 13 avril 2026 pour réclamer la libération de nos collègues Kakule Wakisa Jean-Louis et Mumbere Ntambire Roger, emprisonnés et condamnés. Cette grève se poursuivra jusqu’à leur libération », indique la déclaration.
Le syndicat appelle par ailleurs les parents à garder leurs enfants à la maison pendant toute la durée du mouvement et met en garde les responsables d’écoles contre toute tentative d’intimidation à l’égard des enseignants.
Cette grève risque d’impacter plusieurs établissements scolaires de la ville de Beni, dans un contexte de tensions persistantes autour de cette affaire impliquant des enseignants et la justice.
Gloire Tsongo / Beni