Au Nord-Kivu, la Commission nationale pour la prévention routière (CNPR) a procédé, ce vendredi 17 avril 2026, au marquage au sol, appelé signalisation horizontale, sur la chaussée du boulevard principal de la ville de Butembo, au niveau du rond-point VGH. Objectif : lutter contre les accidents de circulation déplorés au quotidien dans cette partie densément mouvementée au cœur de la ville commerciale.
Devant la presse, le chef d’antenne de Butembo a exhorté la population à respecter ces signalisations, essentielles pour la sécurité de tous les usagers.
Alors que ces signalisations sont quasiment inexistantes sur d’autres points chauds, Héritier Bauma Kabukulu promet que toutes les routes de Butembo seront progressivement balisées par des marquages en lignes zébrées, afin de renforcer la sécurité et de réduire les risques d’accidents.
« Ces marquages sont là pour la sécurité de tout le monde qui utilise la route », rappelle-t-il, soulignant que la signalisation routière constitue la base de toute circulation ordonnée.
Dans un contexte marqué par la vulgarisation du nouveau code de la route dans cette partie du Kivu, il invite la population à se former davantage.
« Nous profitons de cette période pour appeler chacun à venir apprendre, car la signalisation routière, c’est la base. Quand on est sur la route, tout est possible et tout peut arriver. Ce qui est important, c’est de veiller sur soi-même et aussi sur les autres », explique-t-il.
Le chef d’antenne met également en garde contre les conséquences du non-respect des règles.
« Celui qui ne respecte pas les règles sur la voie publique commet des infractions qui peuvent coûter cher, notamment des arrestations », prévient-il.
Selon la Commission nationale pour la prévention routière (CNPR), plusieurs facteurs expliquent la recrudescence des accidents de circulation dans la ville de Butembo. Parmi les plus récurrents figurent le non-respect du code de la route, l’ivresse au volant ainsi que l’excès de vitesse. Ces comportements à risque, souvent observés sur les axes les plus fréquentés, exposent quotidiennement les usagers à des dangers majeurs, s’inquiète la CNPR.
Djiress Baloki