Au total, 171 groupes d’hippopotames et 153 petits ont été identifiés en février 2026 dans les zones à forte concentration au sud du lac Édouard, dans le Nord-Kivu. Selon les données rendues publiques en avril par le Parc National des Virunga (PNVi), la population totale de cette espèce emblématique dépasse désormais les 2 700 individus.
D’après une note officielle parvenue à journaldesnations.net, ces chiffres confirment » une remontée progressive après plusieurs années de déclin« . La zone située au sud du lac Édouard constitue aujourd’hui le principal noyau de cette population.
Les responsables du parc attribuent cette évolution positive à plusieurs facteurs, notamment « le renforcement des patrouilles des écogardes, les efforts accrus de conservation ainsi que l’utilisation de nouvelles technologies pour le suivi de la faune ».
Pour le PNVi, « ces résultats témoignent de l’efficacité des stratégies mises en place pour protéger les hippopotames, longtemps menacés par le braconnage et l’insécurité dans la région« .
Malgré son allure paisible, l’hippopotame reste un animal imprévisible et dangereux. Troisième plus grand mammifère terrestre, il est pourtant aujourd’hui menacé par le braconnage, notamment pour ses canines en ivoire, ainsi que par la perte progressive de son habitat. Autant de pressions qui continuent de fragiliser cette espèce emblématique du Parc National des Virunga.
Djiress Baloki