À l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination de la violence sexuelle en temps de conflit, célébrée le 19 juin, le ministère du Genre, Famille et Enfant a lancé un appel à la mobilisation de tous les acteurs de la société afin de renforcer la lutte contre ce fléau qui continue d’affecter des milliers de femmes, d’enfants et de communautés en République démocratique du Congo.
Dans un message de sensibilisation diffusé à cette occasion, la ministre du Genre, Famille et Enfant, Micheline Ombae Kalama, a réaffirmé l’engagement du gouvernement à promouvoir une politique de tolérance zéro face aux violences sexuelles et à leurs conséquences dévastatrices.
Sous le thème de la prévention et de la protection des victimes, le ministère a invité les citoyens, les organisations de la société civile, les partenaires techniques et financiers ainsi que les institutions publiques à unir leurs efforts pour mettre fin à ces violences.
Quatre priorités ont été mises en avant dans cette campagne de sensibilisation : prévenir toutes les formes de violences sexuelles contre les enfants, renforcer la protection et l’accompagnement des victimes, lutter contre la stigmatisation dont celles-ci font souvent l’objet et poursuivre les auteurs afin de combattre l’impunité.
« Ensemble, engageons-nous », insiste le ministère, soulignant que la lutte contre les violences sexuelles ne peut être efficace sans une implication collective et une action coordonnée de tous les acteurs concernés.
À travers le slogan « Tolérance zéro aux violences sexuelles pour une société juste, inclusive et équitable », les autorités entendent rappeler que la protection des victimes et l’accès à la justice constituent des impératifs pour la consolidation de la paix et du vivre-ensemble.
Cette commémoration intervient dans un contexte où la RDC demeure confrontée aux conséquences des conflits armés dans plusieurs de ses provinces, notamment dans l’Est du pays, où les violences sexuelles continuent d’être utilisées comme arme de guerre et de terreur contre les populations civiles.
Le ministère du Genre réaffirme ainsi sa détermination à poursuivre les efforts de prévention, de prise en charge des victimes et de lutte contre l’impunité, tout en appelant la population à briser le silence et à dénoncer toute forme de violence sexuelle.
La rédaction