La Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) s’est opposée avec fermeté à toute initiative visant à modifier les dispositions verrouillées de la Constitution.
Dans un message rendu public à l’issue de son Assemblée plénière tenue du 15 au 18 juin 2026 à Kinshasa, elle alerte sur les conséquences graves qu’un tel processus pourrait avoir sur l’avenir du pays.
« Nous pensons que tout passage en force dans cette direction comporte des risques énormes de balkanisation du pays. Nous ne voyons ni la nécessité, ni l’urgence, ni l’opportunité de changer la Constitution. La priorité aujourd’hui en RDC, c’est la paix », affirme la CENCO.
Les évêques appellent la population à la vigilance et exhortent chaque citoyen à « s’opposer, par tous les moyens légaux et pacifiques, à toute tentative de modification des articles verrouillés ».
Dans leur message, ils invitent également les Congolais à prendre conscience des défis actuels auxquels le pays est confronté.
« Regardons où nous risquons d’aller. Le pays va très mal. Mettons-nous debout, dressons nos fronts encore courbés. Il est impérieux de nous impliquer nous-mêmes et de prendre notre destin en main, sinon notre avenir sera hypothéqué pour longtemps », soulignent-ils.
Enfin, la CENCO interpelle le président Félix Tshisekedi au sujet du serment qu’il a prêté « devant Dieu et la Nation », rappelant son obligation de défendre et de respecter la Constitution promulguée en 2006.
Blaise Bozenge