La riposte contre la maladie à virus Ebola s’étend à la province de la Tshopo. Deux cas ont été confirmés à Kisangani, poussant les autorités sanitaires à renforcer immédiatement les dispositifs de surveillance et de prise en charge, tandis que le nombre de personnes guéries continue de progresser.
Les autorités sanitaires de la République démocratique du Congo ont confirmé l’apparition de deux cas de maladie à virus Ebola à Kisangani, dans la province de la Tshopo. L’un de ces cas est lié à la zone de santé de Nia-Nia, selon les faits saillants publiés par l’Institut national de santé publique (INSP).
Les deux patients ont été testés positifs au test PCR RADIONE, avec une confirmation par RT-PCR (Altona). Des investigations épidémiologiques approfondies sont actuellement en cours afin d’identifier les contacts et de déterminer l’origine de la contamination.
Face à cette nouvelle alerte, les équipes de riposte ont été rapidement déployées à Kisangani pour mettre en place et renforcer l’ensemble des piliers de la réponse, notamment la surveillance, la recherche des contacts, la prise en charge des patients, le diagnostic en laboratoire et la sensibilisation communautaire.
Malgré cette extension géographique de la surveillance, le nombre de provinces officiellement touchées par l’épidémie demeure fixé à trois, précisent les autorités sanitaires.
750 personnes déjà guéries
L’INSP souligne par ailleurs que la prise en charge clinique continue de produire des résultats encourageants. Le cumul des personnes déclarées guéries atteint désormais 750, soit environ 94 % des cas pris en charge, un indicateur jugé révélateur de l’efficacité des soins administrés.
Au cours de la dernière mise à jour, cinq nouveaux patients de la province de l’Ituri ont été déclarés guéris après avoir obtenu des résultats négatifs aux tests de contrôle. Ils étaient pris en charge dans les centres de traitement de Sota, Rwampara, Mongbwalu et Nyakunde.
L’Institut national de santé publique met également en avant le renforcement du système national de surveillance. La décentralisation des capacités diagnostiques permet désormais de détecter et de confirmer rapidement les cas, y compris en dehors des foyers habituels de l’épidémie.
Selon l’INSP, l’identification précoce des cas à Kisangani illustre la capacité du dispositif sanitaire à réagir rapidement face à l’apparition de nouveaux signaux épidémiologiques.
Les autorités sanitaires rappellent enfin à la population de signaler sans délai tout cas suspect en appelant gratuitement le 151, afin de contribuer à une riposte rapide et efficace contre la maladie à virus Ebola.
La Rédaction