Le ministre de l’Intégration régionale, Floribert Anzuluni, et son collègue de la Communication et des Médias, Patrick Muyaya, ont présenté, lors d’un briefing presse tenu ce mardi 28 juillet à Kinshasa, les avancées du processus de paix ainsi que les actions menées contre les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR).
Dans son intervention, le ministre de l’Intégration régionale a indiqué que la RDC a pris une série d’initiatives pour respecter ses engagements dans le cadre de l’accord de paix conclu avec le Rwanda, sous la médiation des États-Unis.
Le ministre Anzuluni a précisé que ces actions ont ciblé en priorité les FDLR, souvent évoquées par Kigali pour justifier la présence de ses troupes sur le territoire congolais. La première étape a consisté en une campagne de sensibilisation visant à faciliter la reddition volontaire des combattants, avec l’appui de la MONUSCO. Parallèlement, une opération militaire a été menée pour neutraliser ce groupe rebelle. Cette approche a conduit ses dirigeants à accepter un protocole conclu avec le gouvernement congolais, fondé sur trois piliers : la démobilisation, la démilitarisation et le cantonnement.
De son côté, le porte-parole du gouvernement a souligné que cette nouvelle étape marque, selon lui, le dernier retranchement pour mettre fin aux manœuvres du Rwanda. Il a estimé que l’argument des FDLR, régulièrement avancé par Kigali, n’était qu’un alibi.
« Aujourd’hui, avec cette évolution de la question des FDLR, il est clair que nous avons mis fin au prétexte rwandais. Ce n’était qu’un alibi, un tâtonnement. Avec l’aide des humanitaires, il reste maintenant la possibilité qu’ils retournent au Rwanda, car ce sont des citoyens rwandais et ils ont droit de cité là-bas », a déclaré Patrick Muyaya.
Enfin, le porte-parole du gouvernement estime que les véritables raisons de la présence des troupes rwandaises en RDC sont d’ordre économique. Il a dénoncé le pillage systématique des ressources minières du pays.
Blaise Bozenge