Les sages-femmes de la ville de Kikwit, dans la province du Kwilu, au sud-ouest de la République démocratique du Congo (RDC), réclament auprès du gouvernement central plusieurs mesures visant à améliorer leurs conditions socio-professionnelles.
Réunies au sein du Syndicat national des sages-femmes du Congo (SYNASAFCO), elles ont élaboré un mémorandum adressé au gouvernement central, aux autorités provinciales et locales.
« Les sages-femmes continuent à connaître des difficultés administratives, professionnelles, sociales et financières qui affectent leur motivation, leur stabilité professionnelle et leurs conditions d’exercice. Il s’agit notamment des problèmes liés à la rémunération, aux primes, à la mécanisation, à l’admission sous statut, à l’attribution des matricules, à l’avancement en grades, à la retraite, à l’affectation de nouvelles sages-femmes ainsi qu’aux conditions d’exercice », a déclaré Nénette Kikaba Mapwar, secrétaire exécutive urbaine du SYNASAFCO, devant la presse ce lundi 28 septembre 2026.
Dans leur mémorandum, les sages-femmes formulent douze revendications, notamment :
- le déblocage des alignements à la prime de risque et la prise en compte des 70 % restants, conformément aux engagements pris ;
- l’application effective des engagements de Bibwa, particulièrement en ce qui concerne les allocations de transport et de logement ;
- la mécanisation en salaire des sages-femmes concernées ;
- l’admission sous statut et l’attribution des matricules aux sages-femmes nouvelles unités ;
- la reprise et la finalisation du processus d’avancement en grades des sages-femmes en service ;
- la finalisation du dossier relatif à la retraite honorifique des doyennes sages-femmes ;
- l’affectation et l’insertion professionnelle des jeunes sages-femmes formées actuellement au chômage ;
- la réorganisation, la sécurisation et l’équité dans l’octroi de la prime liée à la gratuité de la maternité ;
- l’application effective de la prime de brousse ;
- la création d’une sous-commission spécifiquement consacrée aux sages-femmes au sein de la commission interministérielle compétente ;
- le désengagement d’une ligne budgétaire spécifique en faveur des sages-femmes ;
- la mise en place d’un cadre national permanent de dialogue, de concertation et de suivi des questions socio-professionnelles des sages-femmes.
Les sages-femmes jouent notamment un rôle dans la santé sexuelle et reproductive, la surveillance de la grossesse et de l’accouchement, les soins postnatals et aux nouveau-nés, la planification familiale, ainsi que la prévention des complications et l’orientation des urgences obstétricales et néonatales.
Badylon Kawanda Bakiman