L’arrêt des travaux de réhabilitation de la route Bunia-Kasenyi continue de susciter des inquiétudes dans la province de l’Ituri. La coordination de la société civile, Forces vives de l’Ituri, estime que cette situation menace les activités économiques et la circulation sur cet axe stratégique reliant Bunia à la frontière ougandaise.
Selon cette structure citoyenne, les travaux ont été interrompus alors que les usagers espéraient une accélération du chantier. Avec le début de la saison des pluies, la route risque de devenir impraticable si aucune mesure n’est prise rapidement.
Dans une sortie médiatique ce lundi 3 août 2026, le coordonnateur des Forces vives de l’Ituri, Dieudonné Lossa, regrette que le chantier n’ait pas évolué malgré les attentes de la population.
« C’est pour nous une désolation parce que cela fait plus de deux ans que cette route a été attribuée à Mont Gabaon pour être réhabilitée. Malgré les préoccupations soulevées par les usagers, la route continue de se dégrader. Dernièrement, tout le monde croyait que les travaux de réhabilitation avaient commencé, mais subitement, après environ 8 kilomètres, les travaux se sont arrêtés », a-t-il indiqué.
Pour la société civile, cette interruption pourrait avoir de graves conséquences sur l’approvisionnement de la ville de Bunia, dont une grande partie des produits provient de l’Ouganda par cet axe routier.
Elle estime également que les autorités ne devraient pas attendre davantage si l’entreprise en charge n’est plus capable d’exécuter le marché.
« Nous demandons à l’entreprise de s’organiser pour travailler rapidement parce que nous sommes déjà dans la période pluvieuse. Si les travaux n’évoluent pas, cette route sera coupée. (…) Le fait de ne pas terminer ces travaux, c’est aussi une façon de freiner les activités commerciales de la population de l’Ituri. Nous pensons qu’il est temps, si Mont Gabaon n’est pas en mesure de réaliser ces travaux, d’attribuer ce tronçon à une autre entreprise qui aura la capacité de les exécuter », a martelé Dieudonné Lossa.
La coordination de la société civile appelle ainsi les autorités provinciales et nationales à prendre des décisions urgentes afin d’assurer la reprise des travaux et de préserver la mobilité des populations ainsi que les échanges commerciaux dans la province.
Gloire Tsongo