Lualaba : jusqu’à 6000 dollars pour une inhumation à kolwezi

vue d'un cimetière

La ville de Kolwezi se dote d’un nouveau complexe funéraire dénommé « New Sapins », comprenant une morgue et un cimetière moderne. Mais les tarifs annoncés pour les emplacements funéraires, pouvant atteindre 6000 dollars américains, soulèvent déjà la question de l’accessibilité de ces services pour les familles, dans une ville où les dépenses liées aux obsèques représentent une charge importante pour de nombreux ménages.

Selon une correspondance parvenue ce vendredi 23 octobre 2026 à la rédaction de Journaldesnations.net, un arrêté signé le 21 octobre par le maire de Kolwezi, Jacques Masengo Kindele, fixe les tarifs applicables aux différentes catégories d’emplacements au sein de ce nouveau complexe funéraire.

D’après les montants rapportés, l’inhumation des enfants âgés de 0 à 10 ans est fixée à 900 dollars américains. La place ordinaire moyenne est tarifée à 1400 dollars, tandis que la place ordinaire standard 1 revient à 3000 dollars. La catégorie standard 2 est, quant à elle, fixée à 1750 dollars. Pour les emplacements VIP, les prix varient entre 3600 et 6000 dollars, selon la catégorie retenue.

À ces frais s’ajoute la conservation des corps à la morgue, dont le tarif est établi à 40 dollars par jour. Le paiement doit intervenir au dépôt du corps, en fonction du nombre de jours de conservation prévus, selon les informations contenues dans la correspondance.

Ces montants placent la question du coût des obsèques au centre du débat citoyen à Kolwezi. Pour les familles disposant de revenus modestes, le financement d’une inhumation pourrait représenter une difficulté supplémentaire, particulièrement lorsque les dépenses liées au décès s’accumulent avec celles du transport, du cercueil, de la cérémonie et des autres prestations funéraires.

Au-delà de la création d’infrastructures modernes, la question de l’accès aux services funéraires mérite ainsi une attention particulière. La diversification des catégories d’emplacements peut répondre à des besoins différents, mais elle soulève également des interrogations sur l’existence d’options financièrement accessibles aux familles les plus vulnérables.

La question reste donc posée : ces tarifs sont-ils adaptés au pouvoir d’achat de la population de Kolwezi ? Entre modernisation des infrastructures funéraires et contraintes financières des familles, le débat porte désormais sur la manière de concilier la qualité des services proposés avec la nécessité de préserver l’accès à une sépulture digne pour tous.

Guillaume MABALA

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