RDC : le 26ᵉ anniversaire de la Résolution 1325 célébré à Kalemie sous le signe de la participation des femmes à la paix

À l’occasion du 26ᵉ anniversaire de la Résolution 1325 du Conseil de sécurité des Nations unies, célébré ce samedi 31 octobre 2026 à Kalemie, dans la province du Tanganyika, la ministre du Genre, Famille et Enfant, Micheline Ombae Kalama, a plaidé pour une participation accrue des femmes aux mécanismes de prévention et de résolution des conflits. La cérémonie a également été marquée par la mise en place d’un comité provincial de pilotage chargé de coordonner la mise en œuvre de l’agenda Femmes, Paix et Sécurité.

Faire des femmes de véritables actrices de paix et non de simples bénéficiaires des initiatives de prévention des conflits. Tel est le message porté par Micheline Ombae Kalama lors de cette célébration organisée à Kalemie, autour de la Résolution 1325, adoptée le 31 octobre 2000 par le Conseil de sécurité des Nations unies.

Dans son intervention, la ministre a rappelé la portée de cet instrument international qui reconnaît la contribution essentielle des femmes à la prévention des conflits, à la médiation, aux négociations, à la consolidation de la paix ainsi qu’à la reconstruction des sociétés affectées par les violences.

Elle a particulièrement insisté sur le paradoxe auquel sont confrontées les femmes et les filles dans les zones de conflit : souvent parmi les premières victimes des violences armées, elles demeurent insuffisamment représentées dans les espaces où se prennent les décisions relatives à la paix et à la sécurité.

Évoquant les progrès réalisés en République démocratique du Congo dans l’application de la Résolution 1325, Micheline Ombae Kalama a salué l’impulsion du président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, ainsi que l’engagement de la Première ministre, Judith Suminwa Tuluka.

Parmi les avancées relevées figurent la création du Secrétariat national permanent de la Résolution 1325, son déploiement dans les 26 provinces du pays, l’élaboration du Plan d’action national de troisième génération et les progrès enregistrés en matière de représentation des femmes au sein des institutions et des mécanismes de paix.

Malgré ces acquis, la ministre a souligné la nécessité d’intensifier les efforts, particulièrement en matière de protection des femmes et des filles dans les zones touchées par les conflits armés, de lutte contre les violences basées sur le genre et de renforcement des compétences féminines en médiation et en négociation.

Pour elle, l’application effective de la Résolution 1325 exige des engagements qui se traduisent par des actions concrètes, des moyens financiers appropriés et des résultats pouvant être évalués.

La célébration de Kalemie a également été marquée par la mise en place d’un comité provincial de pilotage de la Résolution 1325, placé sous la supervision du gouverneur du Tanganyika. Cette structure est appelée à assurer la coordination et le suivi des initiatives liées à l’agenda Femmes, Paix et Sécurité dans cette province.

S’adressant à ses membres, Micheline Ombae Kalama les a exhortés à faire preuve d’efficacité et de responsabilité dans l’accomplissement de leur mission.

De son côté, la secrétaire générale au Genre, Famille et Enfant, Esther Kamwanya Biayi, a insisté sur l’importance de doter le comité d’un plan de travail trimestriel et annuel, assorti de rapports réguliers. Une démarche destinée à garantir la planification, le suivi et l’évaluation des activités menées sur le terrain.

La ministre a également salué la contribution des partenaires techniques et financiers, des agences du système des Nations unies, particulièrement ONU Femmes, ainsi que celle des organisations de la société civile du Tanganyika engagées dans la promotion des droits des femmes et la consolidation de la paix.

En réaffirmant la nécessité d’associer pleinement les femmes aux processus décisionnels, Micheline Ombae Kalama a rappelé une conviction fondamentale de l’agenda Femmes, Paix et Sécurité : « Une paix négociée sans les femmes est une paix incomplète ».

Un message qui prend une résonance particulière en RDC, où les conflits armés continuent d’affecter de nombreuses communautés et d’exposer les femmes et les filles à de multiples formes de violences.

Au terme de la cérémonie, la ministre a effectué une visite des locaux abritant les divisions provinciales du Genre, Famille et Enfant du Tanganyika. Cette descente lui a permis de s’imprégner des conditions de travail et de fonctionnement de ces services déconcentrés de son ministère.

Keren Tshilemba

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