Véritable ballet diplomatique pour la République démocratique du Congo à Addis-Abeba. Présent dans la capitale éthiopienne à l’occasion de la 39e session ordinaire de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine, le Président de la République, Félix Tshisekedi, a multiplié les rencontres bilatérales.

Au cours de ce sommet, le chef de l’État congolais s’est notamment entretenu avec son homologue mozambicain, Daniel Francisco Chapo, ainsi qu’avec le Président angolais, João Lourenço.
Lors de sa rencontre avec João Lourenço, les deux dirigeants ont insisté sur l’urgence d’opérationnaliser le mécanisme de surveillance et de vérification du cessez-le-feu signé le 14 octobre 2025 à Doha. Ce mécanisme vise à assurer une cessation effective et durable des hostilités, grâce à un dispositif structuré de suivi et de traitement des incidents.

Cette entrevue intervient dans un contexte marqué par les initiatives diplomatiques menées par l’Angola pour favoriser une paix durable et vérifiable dans les zones de l’Est congolais affectées par la présence militaire rwandaise. Depuis plusieurs mois, Luanda joue un rôle actif dans la recherche d’une issue négociée à la crise sécuritaire.
Pour Kinshasa comme pour Luanda, le respect strict des engagements issus du cessez-le-feu constitue un préalable indispensable au rétablissement d’une paix durable en RDC. Il conditionne également le redéploiement et le renforcement de l’autorité de l’État dans les territoires durement éprouvés par les violences armées.
Les deux chefs d’État ont par ailleurs réaffirmé leur attachement au respect du droit international, de la souveraineté et de l’intégrité territoriale des États, considérés comme des piliers essentiels de la stabilité régionale.
Cette rencontre s’inscrit dans la dynamique des concertations africaines visant à consolider les acquis diplomatiques et à prévenir toute résurgence des hostilités dans l’Est de la RDC.
Christiane EKAMBO