Entendu ce mardi 23 juin au Parquet général près la Cour de cassation, Joseph Olenghankoy a rejeté toute responsabilité dans les messages publiés sur les réseaux sociaux qui lui sont attribués.
À l’issue de l’audition, son avocat a affirmé que son client contestait être l’auteur des tweets en question. « Il a dit qu’en tant que président d’une grande institution, il ne peut pas se mettre à rédiger de petits messages sur les réseaux sociaux », a déclaré le conseil de Joseph Olenghankoy devant la presse.
Selon l’avocat, le ministère public n’a pas été en mesure de démontrer que les publications diffusées le 12 juin 2026 provenaient effectivement du compte X attribué à son client. Il soutient ainsi que le lien entre les messages incriminés et Joseph Olenghankoy n’a pas été formellement établi au cours de cette première audition.
Cette ligne de défense intervient alors que le compte X concerné est actif depuis mars 2015 et est publiquement associé à l’ancien président du Conseil national de suivi de l’Accord et du processus électoral (CNSA).
Pour rappel, une publication attribuée à Joseph Olenghankoy faisait état d’un bilan provisoire de dix morts, quinze disparus et 176 blessés graves lors d’une manifestation contre le changement de la Constitution à Kinshasa. Les circonstances entourant cette publication figurent parmi les éléments examinés par le Parquet général près la Cour de cassation.
L’affaire est loin d’être close. Joseph Olenghankoy est attendu de nouveau devant le Parquet général ce mercredi 24 juin pour la poursuite de son audition.
Cette nouvelle convocation devrait permettre aux magistrats de poursuivre leurs investigations afin d’établir les responsabilités et de vérifier l’authenticité des publications au centre de la procédure.

La Rédaction