Beni : le Conseil de la Jeunesse de Mulekera soutient les veuves et orphelins dépendants des militaires

À l’occasion de la Journée internationale de la jeunesse, célébrée chaque 12 août, le Conseil de la Jeunesse de Mulekera, en ville de Beni (Nord-Kivu), a organisé ce jeudi 21 août une cérémonie de remise symbolique de vivres et non-vivres au profit des veuves et orphelins dépendants des militaires. L’activité s’est tenue au quartier Tamende, en présence de plusieurs autorités locales et représentants de la société civile.

Ces familles vivent dans des conditions extrêmement précaires, certaines passant leurs nuits à la belle étoile et exposées à de graves risques sanitaires. Pour leur venir en aide, le Conseil de la Jeunesse avait lancé une campagne de collecte de vivres et non-vivres. Les dons, composés notamment de sacs de maïs, de riz, de légumes et d’habits, ont été remis symboliquement aux bénéficiaires.

M. Kamabu Mukama, président du Conseil urbain de la jeunesse, a expliqué :

« Certains n’ont pas reçu leurs salaires depuis cinq mois. Nous avons pensé qu’il était temps d’agir. Ces familles vivent dans des conditions difficiles, et nous avons voulu interpeller les autorités tout en commémorant la Journée internationale de la jeunesse avec les dépendants de militaires ».

De son côté, l’infirmière titulaire de l’aire de santé Tamende, Mme Kahindo Katsetse Solange, a insisté sur l’importance de l’hygiène pour prévenir les maladies, notamment les diarrhées récemment observées chez les enfants. Elle a salué la mobilisation des jeunes et précisé que des plaidoyers étaient en cours pour améliorer les conditions sanitaires.

« Je félicite les jeunes de Mulekera qui se sont mobilisés pour assister les déplacés venus de Goma. Nous prenons déjà des dispositions face aux cas de malades et plaidons auprès des autorités pour améliorer les conditions sanitaires », a-t-elle ajouté.

Le bourgmestre de la commune de Mulekera, M. Ngongo Mayanga Dieudonné, a, pour sa part, qualifié d’« infra-humaines » les conditions de vie de ces femmes déplacées et souligné l’urgence de leur relocalisation.

« Ces femmes vivent exposées à la pluie et au soleil, sans installations sanitaires adéquates. Certaines ont même accouché sur place. Il est impératif d’intervenir rapidement, et j’ai fait un plaidoyer auprès de ma hiérarchie », a-t-il déclaré.

Ces femmes, venues de Goma pour fuir le conflit du M23, continuent de vivre sans abris, devant un bâtiment situé non loin de l’OZACAF Beni. Leur situation nécessite un soutien constant des autorités et des organisations humanitaires.

Gloire Tsongo/Beni

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