Butembo: l’appel à la journée ville morte partiellement suivi

Une vue de la ville de Butembo. Photo Journal Des Nations.

 

Le mot d’ordre des coordinations des sociétés civiles urbaine de Butembo et territoriale de Lubero a été «partiellement» respecté ce lundi 22 avril à Butembo. Cette action des forces vives visait à honorer la mémoire des experts médicaux et des agents locaux tués, blessés ou menacés dans le cadre de la lutte contre l’épidémie d’Ebola.

Par exemple au marché central, les activités commerciales ont tourné comme à l’accoutumée. Seules les portes des banques, des écoles, des shops de maisons de télécommunication sont restées fermées toute la journée.

Les actions de violence inquiétent les forces vives

À travers leur document publié le samedi, les forces vives se disent consternées suite aux attaques à l’encontre des équipes engagées dans la lutte contre Ebola au Nord-Kivu et en Ituri. D’après elles, ces agissements des personnes malintentionnées sont à la base de la propagation du virus dans la Région, avec plus de 800 décès.

«Recommandons à la population de s’abstenir de la violence à l’endroit du personnel soignant et des acteurs sociaux impliqués dans la riposte, de suivre scrupuleusement les orientations fournies par les professionnels de la santé, de respecter les règles d’hygiène et de cesser de répandre des fausses rumeurs, notamment les prétendus comprimés qui contamineraient les toilettes et le prétendu mauvais vaccin», a-t-on lu dans leur communiqué.

Au même moment, les forces vives encouragent les organisations impliquées dans la riposte à garder «leur détermination et leur engagement» afin de mettre fin à cette dixième épidémie d’Ebola en RD-Congo.

«Invitons sans délai les autorités judiciaires à ouvrir des poursuites à charge des auteurs de toutes ces animalités (meurtres, coups et blessures volontaires, incendies et destruction méchante des structures sanitaires et autres) conformément aux textes relatifs aux crimes contre l’humanité et aux lois en vigueur en République Démocratique du Congo», plaident les forces vives.

Pour rappel, le Docteur Richard Valéry Mouzoko de l’OMS est parmi les récentes victimes des violences à l’encontre des équipes engagées dans la riposte contre Ebola. L’épidémiologiste de nationalité camérounaise a trouvé la mort par balle au cours d’une attaque des présumés miliciens aux cliniques universitaires de l’UCG, le vendredi dernier.

Djiress BALOKI depuis Butembo

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