À l’issue d’une mission en Ituri, Gilles Fagninou, directeur régional de l’UNICEF pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, a affirmé que l’épidémie d’Ebola peut être contenue si la riposte est plus rapide et plus collective. « Ebola peut être contenu, à condition d’agir plus vite et de manière plus collective », a-t-il déclaré.
Sur le terrain, il a indiqué avoir constaté des signes encourageants, notamment des enfants guéris. Il a également salué l’initiative des crèches installées à proximité des centres de traitement Ebola, qui offrent aux enfants un environnement sûr lorsque leurs parents sont hospitalisés.
Le responsable de l’UNICEF a rappelé que l’épidémie d’Ebola ne peut être dissociée des autres urgences humanitaires, notamment la malnutrition, le choléra, la poliomyélite et les déplacements forcés. Il a, par ailleurs, souligné la nécessité de garantir les services essentiels, en particulier l’accès aux soins de santé et la préparation de la rentrée scolaire au profit des enfants.
Dans cette dynamique, il a appelé à une mobilisation urgente des ressources. « Le défi n’est pas l’absence de solutions, mais le manque de financements pour les déployer à l’échelle nécessaire », a-t-il souligné.
Au demeurant, Gilles Fagninou s’est montré rassurant quant à la possibilité de vaincre l’épidémie d’Ebola, tout en insistant sur la nécessité d’accélérer la riposte, de renforcer la solidarité internationale et de consolider l’action collective aux côtés du gouvernement et des communautés.
Blaise Bozenge