La République démocratique du Congo est entrée dans une nouvelle phase de la Quinzaine de la Journée internationale de la Femme africaine (JIFA 2026). Au lendemain du lancement officiel des festivités, la ministre du Genre, de la Famille et de l’Enfant, Micheline Ombae Kalama, a ouvert mercredi à l’hôtel Fleuve Congo, à Kinshasa, deux journées de conférences scientifiques destinées à dégager des solutions concrètes en faveur des droits et de l’autonomisation des femmes.
Réunissant des experts, des universitaires, des représentants des institutions publiques, des partenaires techniques et financiers ainsi que des organisations de la société civile, ces travaux ambitionnent de transformer les réflexions en propositions susceptibles d’inspirer les politiques publiques.
L’édition 2026 s’articule autour de deux thèmes complémentaires. À l’échelle continentale, les échanges portent sur « Femme africaine, Droit, Justice : Actions pour un développement inclusif et durable », tandis que le thème national est consacré à « Droits garantis : autonomisation durable pour toutes les femmes et les filles en République démocratique du Congo ».
Dans son allocution d’ouverture, la ministre Micheline Ombae Kalama a rappelé que la défense des droits des femmes constitue bien plus qu’un engagement symbolique.
« La promotion des droits des femmes est un impératif de justice, un levier de paix et une condition essentielle pour accélérer le développement de notre Nation », a-t-elle déclaré.
Évoquant le contexte sécuritaire et humanitaire marqué par les conflits armés dans l’Est du pays, la ministre a insisté sur le rôle déterminant des femmes dans les efforts de reconstruction, de cohésion sociale et de développement.
Elle a ainsi invité les participants à dépasser les analyses théoriques afin de produire des recommandations réalistes et applicables, capables d’influencer les futures orientations stratégiques du Gouvernement.
En clôturant son intervention, la ministre a salué l’engagement des partenaires techniques et financiers, du secteur privé, des institutions publiques ainsi que des organisations de la société civile qui accompagnent cette initiative. Les assises se poursuivent pendant quarante-huit heures et devraient déboucher sur une feuille de route destinée à renforcer durablement les droits et l’autonomisation des femmes en RDC.
Christiane Ekambo