Le derby lushois continue de faire des vagues bien après son interruption. Au lendemain des incidents survenus dimanche 8 mars 2026 au Stade Mazembe, les deux géants du football local, le Tout Puissant Mazembe et le Football Club Saint-Éloi Lupopo, se renvoient désormais la responsabilité des violences à travers des communiqués officiels aux tonalités particulièrement accusatrices.
Du côté du club noir et blanc, la direction évoque des dégâts matériels considérables après les incidents. Selon le communiqué publié par le club présidé par Moïse Katumbi, plus de 500 sièges auraient été arrachés dans les tribunes, tandis que plusieurs véhicules et installations du stade auraient été vandalisés. Mazembe accuse ouvertement certains supporters adverses d’avoir provoqué ces débordements et réclame des sanctions exemplaires de la part des instances dirigeantes du football congolais.
Dans son message, le club dénonce également des comportements jugés inacceptables, notamment l’envahissement de la pelouse à la mi-temps et des actes qualifiés d’indécents près de la cage du gardien. Les Corbeaux affirment vouloir transmettre toutes les images de vidéosurveillance aux autorités sportives afin d’identifier les auteurs des violences.
La réaction du FC Saint-Éloi Lupopo présente cependant une lecture radicalement différente des événements. Dans son communiqué officiel, le club jaune et bleu évoque un contexte hostile et une organisation sécuritaire défaillante qui aurait mis en danger ses joueurs. Les Cheminots affirment notamment que leurs éléments ont été contraints de quitter précipitamment le stade sous les gaz lacrymogènes afin d’assurer leur sécurité.
Face à ces versions contradictoires, les regards se tournent désormais vers la Ligue nationale de football (Linafoot) et la Fédération congolaise de football association (FECOFA), appelées à examiner les faits et à déterminer les responsabilités. Au-delà de la rivalité sportive, cet épisode relance une nouvelle fois la question de la sécurité lors des grandes affiches du football congolais.
Guillaume MABALA