La République démocratique du Congo franchit une nouvelle étape dans son engagement pour la protection des forêts du Bassin du Congo. Le pays s’apprête à assurer, pour les deux prochaines années, la co-facilitation du Partenariat pour les Forêts du Bassin du Congo (PFBC), un mécanisme international dédié à la préservation de l’un des plus importants poumons écologiques de la planète.

Dans cette perspective, la ministre de l’Environnement, du Développement durable et de la Nouvelle économie du climat, la professeure Marie Nyange Ndambo, a reçu le 12 mars à Kinshasa la délégation de la co-facilitation sortante franco-gabonaise. Celle-ci était conduite par l’ambassadrice Aurélie Flore Koumba Pambo. Cette rencontre marque le lancement du processus de transition vers le nouveau mandat congolais.
Au cours de cet échange, la délégation sortante a dressé un bilan des initiatives menées durant son mandat et formulé plusieurs recommandations stratégiques à l’endroit de la partie congolaise.
Parmi les priorités évoquées figure l’organisation, courant 2026, de la 21ᵉ réunion des parties du PFBC, une rencontre qui devrait permettre d’intégrer différentes recommandations internationales dans la feuille de route du mandat congolais.
Les discussions ont également porté sur l’institutionnalisation du partenariat, afin de consolider durablement son fonctionnement, ainsi que sur la tenue à Kinshasa du troisième sommet des chefs d’État de la Commission des Forêts d’Afrique Centrale (COMIFAC).
Prenant la parole à l’issue de la rencontre, la ministre Marie Nyange Ndambo a salué les efforts fournis par la co-facilitation franco-gabonaise et a exprimé sa détermination à poursuivre la dynamique engagée. Elle a assuré de son implication personnelle pour mener à bien ce mandat et renforcer la contribution de la RDC à la gouvernance environnementale régionale et internationale.
Dans le souci d’assurer une transition efficace, la ministre a également sollicité de ses prédécesseurs l’élaboration d’une note technique détaillée retraçant les acquis et les perspectives du partenariat.
La RDC devrait assumer cette co-facilitation aux côtés d’un pays du Nord, dont l’identité sera dévoilée prochainement. La passation officielle de cette responsabilité est attendue dans les prochains jours lors d’une réunion du Conseil directeur du PFBC.
Cette nouvelle responsabilité confirme le rôle stratégique que joue désormais Kinshasa dans la diplomatie environnementale et dans les efforts internationaux de protection du Bassin du Congo.
Christiane EKAMBO