C’est dans une atmosphère à la fois solennelle et empreinte d’émotion que s’est tenue, ce mercredi 4 janvier 2026, la cérémonie officielle de remise et reprise au Secrétariat général à l’Industrie. Après près de deux ans à la tête de cette administration stratégique, Jean Parfait Ntabala Murhandikire a officiellement cédé ses fonctions à Saturnin Wangwamba Mutshima, qui fait ainsi son retour aux affaires, après avoir lui-même occupé ce poste par le passé.

Nommé Secrétaire général à l’Industrie le 7 mars 2024, Jean Parfait Ntabala quitte ses fonctions avec le sentiment du devoir accompli. Celui que de nombreux agents et cadres surnomment désormais « le Réformateur » s’en va auréolé d’un bilan salué pour sa portée structurante. Son passage à la tête du Secrétariat général aura été marqué par l’initiation de réformes profondes visant à améliorer les conditions de vie et de travail des agents, à renforcer les mécanismes de contrôle interne et à poser les bases d’une administration plus moderne, plus rigoureuse et résolument tournée vers la performance.

Ces différentes initiatives ont contribué à instaurer une culture administrative fondée sur la transparence, l’efficacité et la responsabilité, constituant un socle institutionnel durable pour l’avenir du Secrétariat général à l’Industrie.

Prenant la parole devant les Inspecteurs généraux de la Fonction publique, les représentants du cabinet ministériel, les cadres et agents de l’administration ainsi que plusieurs invités de marque, Jean Parfait Ntabala a livré un discours de circonstance empreint de gratitude et de sérénité.

Dès l’entame, le Secrétaire général sortant a tenu à rendre grâce à Dieu, « Maître des temps et des circonstances », avant d’exprimer ses hommages appuyés à la hiérarchie de l’État. Il a notamment salué le leadership du Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, pour ses efforts constants en faveur de la paix sociale, condition indispensable à l’action publique efficace.
Jean Parfait Ntabala a également remercié la Première ministre, le Vice-Premier ministre en charge de la Fonction publique ainsi que le Ministre d’État, Ministre de l’Industrie à travers son intérimaire pour la confiance placée en sa personne tout au long de son mandat.
Revenant sur le sens même de la cérémonie, il a souligné qu’il s’agissait d’« un au-revoir et non d’un adieu », marquant une étape importante de son parcours professionnel. « J’avais repris de mon prédécesseur la conduite des services publics de l’État en 2024 ; aujourd’hui, je m’apprête à les remettre avec plaisir à mon successeur », a-t-il déclaré, visiblement ému.
S’adressant ensuite aux cadres et agents du Secrétariat général à l’Industrie, Jean Parfait Ntabala a salué la collaboration franche et loyale qui a caractérisé leur travail commun. Il a rappelé qu’ au-delà des liens professionnels, une véritable relation humaine s’était tissée, fondée sur la confiance et le respect mutuel. Il les a exhortés à poursuivre, avec la même ardeur, les efforts engagés afin de relever les nombreux défis du secteur.
Dans un esprit de continuité administrative et de courtoisie républicaine, le Secrétaire général sortant a souhaité la bienvenue à son successeur, Saturnin Wangwamba Mutshima, soulignant qu’il s’agissait d’« un bon retour » pour un haut cadre qui connaît parfaitement la maison pour y avoir fait carrière. Il lui a exprimé ses vœux de succès dans l’exercice de ses nouvelles fonctions, tout en lui garantissant sa disponibilité et celle de l’équipe dirigeante pour toute collaboration future.
La cérémonie s’est achevée sur une note d’espoir et de responsabilité partagée, avec l’assurance que les dossiers en cours, les projets engagés et les états des lieux par direction seront présentés dans les prochains jours au Secrétaire général entrant.
Jean Parfait Ntabala quitte ainsi le Secrétariat général à l’Industrie par la grande porte, laissant derrière lui l’image d’un haut fonctionnaire réformateur, au moment où il s’apprête à relever de nouveaux défis au ministère du Tourisme. Quant à Saturnin Wangwamba Mutshima, son retour s’inscrit sous le signe de la continuité, de l’expérience et du renforcement de l’action administrative au service du développement industriel du pays.
« Que vive le ministère de l’Industrie », a conclu Jean Parfait Ntabala, sous les applaudissements nourris de l’assistance.
Christiane EKAMBO