Intégration du genre dans l’administration publique : les cellules sectorielles appelées à devenir de véritables leviers des politiques inclusives

Le renforcement de l’intégration du genre dans l’administration publique était au centre d’une formation organisée à Kinshasa au profit des membres des Cellules sectorielles genre (CSG). Pendant deux jours, soit du 13 au 14 mai 2026, environ 60 fonctionnaires répartis en deux groupes ont été outillés sur les mécanismes permettant de prendre en compte la dimension genre dans les politiques publiques et la gestion administrative.

Les participants ont approfondi plusieurs thématiques essentielles liées à l’intégration du genre, notamment les politiques publiques, la grille d’analyse sectorielle du genre,  la budgétisation sensible au genre et l’élaboration du plan d’action genre (PAG). Ces différents mécanismes ont été développés par des experts, parmi lesquels Marcela de la Peña, experte en genre de l’Union européenne, et Chantal Mishiku, experte du ministère du Genre.

Au cours des travaux, les formateurs ont insisté sur le rôle stratégique des Cellules sectorielles genre dans l’administration publique. Pour assurer une intégration efficace du genre, les CSG ont notamment l’obligation de produire un diagnostic des inégalités, de les intégrer dans la planification sectorielle et d’assurer le suivi des résultats à travers des données fiables et ventilées par sexe.

Cette approche a conduit les participants à réaliser des études de cas sectoriels afin d’établir un diagnostic complet de leurs administrations respectives. À travers cet exercice pratique, plusieurs défis affectant l’administration publique ont été relevés par les membres des CSG.

Selon Marcela de la Peña, le diagnostic constitue une étape essentielle pour garantir l’équité interne, améliorer l’efficacité administrative, renforcer la légitimité institutionnelle et promouvoir l’exemplarité au sein des services publics.

Revenant sur l’historique de l’avènement des Cellules sectorielles genre, Chantal Mishiku, conseillère à la Cellule d’études et de planification pour la promotion de la femme et la protection de l’enfant (CEPFE), a rappelé les missions cardinales assignées aux membres des CSG. Elle a souligné que ces derniers doivent jouer un rôle d’interface entre leurs administrations respectives et le ministère du Genre, promouvoir l’intégration du genre dans les politiques sectorielles et assurer la planification des actions y afférentes.

Elle a également insisté sur certaines tâches spécifiques des membres des CSG, notamment la constitution des données ventilées par sexe, le rapportage trimestriel ainsi que la conception d’outils de sensibilisation et de plaidoyer en matière de genre.

La formation s’est clôturée par l’élaboration, par les participants, de leurs Plans d’Action Genre, destinés à faciliter la mise en œuvre concrète des acquis dans leurs secteurs respectifs.

Au terme de cette activité, les participants ont exprimé leur reconnaissance au ministère du Genre, Famille et Enfant pour cette initiative de mise à niveau, tout en saluant l’appui de Union européenne ayant permis l’organisation de cette formation.

Prenant la parole au nom de la secrétaire générale, le directeur de la Direction des Études et Planification (DEP) du ministère du Genre a exhorté les participants à traduire les connaissances acquises en actions concrètes afin d’impulser une prise en compte effective du genre dans les politiques publiques et de devenir de véritables relais du ministère du Genre, Famille et Enfant au sein de l’administration publique.

Christiane EKAMBO

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