Ituri : un défenseur des droits humains alerte sur le manque d’infrastructures à Bakaeku

Les habitants du groupement Bakaeku, situé dans la chefferie de Babila Babombi, en territoire de Mambasa (province de l’Ituri), font face à de nombreuses difficultés liées au manque d’infrastructures de base.

Selon des acteurs locaux, cette entité ne dispose ni d’infrastructures sanitaires, ni d’écoles adéquates, encore moins de routes praticables pour faciliter la circulation des populations. Une situation qui perdure depuis plusieurs années et qui affecte fortement le quotidien des habitants.

Contacté ce lundi 30 mars 2026, Grâce Kakine, défenseur des droits humains dans la région, déplore l’abandon du groupement par les autorités.

« Le groupement Bakaeku est totalement abandonné sur tous les plans. Il n’y a plus de routes praticables pour permettre à la population de circuler librement, alors qu’il existait autrefois des axes hérités de l’époque coloniale », a-t-il déclaré.

Il appelle le gouvernement à intervenir en urgence afin d’améliorer les conditions de vie des habitants.

Par ailleurs, l’absence d’infrastructures sociales de base, notamment les écoles et les structures sanitaires, complique davantage l’accès aux services essentiels pour la population locale.

« Il n’y a ni écoles construites par l’État, ni structures sanitaires. La population est livrée à elle-même. Nous demandons au gouvernement de réhabiliter les routes, de construire des centres de santé et des écoles pour nos enfants », a-t-il ajouté.

Malgré son étendue au sein de la chefferie de Babila Babombi, le groupement Bakaeku reste l’un des plus enclavés, une situation qui suscite de vives inquiétudes au sein de la société civile locale.

Gloire Tsongo

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