À l’occasion de la Journée de l’Enfant africain, le projet Promotion de l’Enregistrement de Naissance à l’État civil pour la Protection Juridique des Enfants (PRENEC) a lancé, ce mardi à Tshikapa, une campagne de distribution gratuite d’actes de naissance en faveur de 500 enfants de la commune de Kanzala.
Cette initiative vise à permettre aux enfants bénéficiaires de disposer d’une identité juridique reconnue par l’État, une condition essentielle pour l’accès à plusieurs droits fondamentaux.
Pour Eva Kamba, coordonnateur du projet PRENEC, l’acte de naissance constitue bien plus qu’un simple document administratif.
« Sans papier, pas de droits », a-t-il martelé lors de la cérémonie de lancement.
Selon lui, l’enregistrement à l’état civil permet notamment de prouver l’existence légale de l’enfant, de rétablir une identité perdue, de faciliter l’accès à l’éducation, aux soins de santé et à la protection sociale, tout en sécurisant son avenir.
Mis en œuvre par un consortium d’organisations locales composé de RUPFA, UJCA et CEF, sous la coordination de la plateforme Tudisange, le projet PRENEC entend étendre son action au-delà de la ville de Tshikapa.
À cet effet, Eva Kamba a lancé un appel aux partenaires techniques et financiers afin de soutenir l’élargissement de cette opération à l’ensemble de la province du Kasaï.
« Nous sollicitons l’appui des partenaires internationaux pour étendre cette opération sur toute l’étendue de la province du Kasaï », a-t-il déclaré.
Par cette initiative, PRENEC contribue au renforcement de la protection juridique des enfants et à la lutte contre le phénomène du non-enregistrement des naissances, encore répandu dans plusieurs communautés de la province.
La campagne s’inscrit dans le cadre des efforts visant à garantir à chaque enfant le droit à une identité légale, reconnu comme l’un des droits fondamentaux de l’enfant.
Marcel Mbombo