À travers une lettre d’indignation adressée au président de l’Assemblée provinciale du Kasaï, le collectif des assistants parlementaires a exprimé, le 25 septembre 2025 à Tshikapa, son mécontentement face au traitement jugé injuste et dégradant dont il se dit victime au sein de cette institution.
Dans ce courrier officiel, dont copie a été transmise aux membres du bureau et aux députés provinciaux, les assistants dénoncent une marginalisation qui, selon eux, bafoue à la fois leurs droits et la dignité de leur fonction.
Ils regrettent d’être assimilés à de simples agents de sécurité, en contradiction avec l’article 94 du règlement intérieur de l’Assemblée provinciale, qui définit clairement leur rôle spécifique auprès des élus.
Sur le plan salarial, le collectif dénonce la réduction progressive de leur rémunération, passée de 300 000 FC à 250 000 FC, puis à seulement 200 000 FC. Une situation qu’ils jugent incompréhensible, surtout au regard du traitement plus favorable dont bénéficient leurs collègues dans d’autres provinces.
« Même si nous étions esclaves, pas jusqu’à ce niveau, car si le travail est sacré, le salaire l’est aussi », écrivent-ils dans leur correspondance.
Les assistants parlementaires rappellent par ailleurs qu’ils sont des acteurs responsables et proches des électeurs, et qu’ils méritent à ce titre une considération particulière de la part des autorités provinciales.
Pour conclure, ils citent un passage biblique du livre des Proverbes (29 : 2) :
« Quand les justes sont au pouvoir, le peuple se réjouit ; quand le méchant domine, le peuple gémit« .
Le collectif appelle ainsi le président de l’Assemblée provinciale du Kasaï à améliorer sans délai leurs conditions de travail et de rémunération, afin qu’ils puissent remplir dignement leur mission d’appui aux députés provinciaux.
Marcel Mbombo