À l’approche des fêtes de fin d’année, les déplacés originaires de Kwamouth et du Kasaï, installés à Kikwit, lancent un appel pressant à l’aide. Ils réclament un soutien, en espèces ou en nature, afin de pouvoir célébrer cette période comme le reste de la population.
« Depuis plusieurs mois, les humanitaires qui intervenaient au compte-gouttes ont disparu. Beaucoup d’entre nous n’ont toujours aucun moyen de subsistance. Comment allons-nous passer les fêtes de fin d’année ? », s’interroge Sarah Imbeti, déplacée vivant sur le site de Kikwit 4.
Au site de Kazamba, Grégoire Tshibanda interpelle directement le ministère des Affaires sociales.
« En réalité, le ministère des Affaires sociales est notre ministère. Nous demandons au chef du bureau urbain des Affaires sociales de s’investir davantage, surtout pendant cette période des fêtes », plaide-t-il.
Même son de cloche du côté d’Hélène Mbongo, déplacée du site de la Carrière.
« Si les autres humanitaires ont croisé les bras, le ministère des Affaires sociales ne doit pas nous abandonner », affirme-t-elle.
Contacté à ce sujet, Robert Wakonda, chef du bureau urbain des Affaires sociales à Kikwit, affirme avoir transmis à plusieurs reprises des rapports à sa hiérarchie, sans réponse concrète.
« Comment pouvons-nous venir en aide à ces déplacés alors que nous-mêmes éprouvons des difficultés à couvrir les frais de fonctionnement ? », se questionne-t-il.
À Kikwit, les déplacés de Kwamouth et du Kasaï sont répartis dans neuf sites, tandis que certains vivent au sein de familles d’accueil.
Badylon KAWANDA BAKIMAN/Kikwit