La Grèce renforce sa position en faveur du plan marocain d’autonomie pour le Sahara. Athènes considère désormais cette proposition comme une contribution « sérieuse et crédible » au processus politique mené sous l’égide des Nations unies et comme une option susceptible de constituer « la solution la plus réalisable » au différend régional.
Cette position a été réaffirmée par le ministre grec des Affaires étrangères, George Gerapetritis, à l’issue de sa rencontre à Athènes avec son homologue marocain, Nasser Bourita, ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’Étranger.
Le chef de la diplomatie grecque a souligné que son pays appuie les efforts de l’Envoyé personnel du Secrétaire général des Nations unies chargé de conduire les négociations sur le dossier du Sahara.
Selon George Gerapetritis, ces négociations doivent s’appuyer sur la proposition marocaine d’autonomie afin de parvenir à une solution « juste, durable et mutuellement acceptable ».
Cette position s’inscrit, selon le responsable grec, dans le cadre de l’approche commune de l’Union européenne sur la question.
Membre non permanent du Conseil de sécurité des Nations unies pour la période 2025-2026, la Grèce a également salué l’adoption de la résolution 2797 du Conseil de sécurité.
Pour Athènes, cette évolution confirme l’importance du processus politique conduit sous l’égide de l’ONU et la nécessité de poursuivre les efforts diplomatiques en vue d’un règlement du différend.
Le soutien grec intervient alors que Rabat cherche à consolider l’appui international à son initiative d’autonomie sous souveraineté marocaine.
À travers cette nouvelle prise de position, la Grèce rejoint la dynamique internationale favorable au plan d’autonomie défendu par le Maroc.
Pour Rabat, ce soutien d’un État membre de l’Union européenne et, surtout, d’un membre du Conseil de sécurité constitue un signal diplomatique important.
Il vient également conforter la position marocaine selon laquelle le plan d’autonomie représente une voie réaliste pour parvenir à un règlement définitif du différend régional autour du Sahara.
La position exprimée à Athènes intervient ainsi dans un contexte où la recherche d’une solution politique, sous l’égide des Nations unies, demeure au centre des efforts diplomatiques.
Journal Des Nations