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“Les dérives journalistiques à l’ère du numérique”, au cœur d’un atelier organisé par Milrdc avec l’appui d’Internews

Il est vrai que la question du non respect des règles déontologiques dans le paysage médiatique congolais devient de plus en plus inquiétante. Avec l’appui d’internews, l’association des médias d’informations en ligne de la RDC ( MILRDC) a organisé un atelier à l’intention des professionnels des médias ce 25 août 2022, au complexe Slikin, à Kinshasa. 

Une vue des journalistes à l’atelier organisé par MILRDC avec l’appui d’Internews sur la déontologie et l’éthique du journaliste congolais

L’objectif principal de cet atelier: “réfléchir sur comment relever ces défis et former une presse de qualité”. Ce qui a poussé le président de MILRDC, Israël Mutala à tirer  la sonnette d’alarme :” Les dérapages constatés dans le fief des journalistes des médias en ligne doivent nous pousser à une autocensure afin de fournir un travail de qualité et attirer la confiance de l’opinion”.

Un journalisme responsable

Au cours de cet atelier centré sur la déontologie et l’éthique journalistique, trois intervenants aux vraies empreintes journalistiques ont tour à tour entretenu les professionnels des médias. Les professeurs François Xavier Mudimbani et Séverin Bamani suivi de l’ancien Président de la commission de la carte de l’Union nationale de la presse du Congo ( Unpc), Charles Dimandja ont planché sur la nécessité d’avoir une presse professionnelle de qualité qui fournit un travail responsable dans le respect de la déontologie et éthique journalistique.

Au regard des abus et fautes déontologiques qui gangrènent la presse congolaise, le Professeur Séverin Bamani a lancé un appel au sens de responsabilité des journalistes. “Seul le jugement doit être une force pour ne pas céder à la manipulation ou tomber dans l’infox”, a souligné Séverin Bamani.

Pour relever les défis déontologiques et éthiques, il a soulevé 4 dimensions à savoir ;

– L’impératif pour un journaliste de savoir qu’il n’a pas  un contrat vis à vis de son patron mais avec la société.

– L’obligation pour le journaliste d’opter pour la logique constructive plutôt que celle d’animateur de la démocratie.

– L’importance de la contextualisation. Ici, le professionnel des médias doit au préalable tenir compte du contexte et du système dans lequel il exerce sa profession.  Pour ce professionnel de longue date, le journaliste doit rechercher les informations tout en mesurant les conséquences qui peuvent en découler.

Il a insisté sur la primauté des valeurs éthiques dans le travail du journaliste. Et de souligner : “Si vous ne faites pas prévaloir les valeurs éthiques, vous n’êtes pas un grand journaliste même si vous pensez l’être”.

Pour sa part, le Professeur François Xavier Budimbani Yambu en déplacement et représenté par Israël Mutala, Président en exercice de MILRDC a fait son exposé sur les défis déontologiques et éthiques à l’ère du numérique. Principal rédacteur du code de déontologie et d’éthique du journaliste congolais, le professeur Budi’mbani a reconnu qu’il existe des défis et urgences internes qui obligent les journalistes de la presse en ligne de la RDC à se mettre à jour afin de continuer d’assurer la qualité et la crédibilité de l’information diffusée à l’intention du public client.

Le respect de l’Acte d’engagement

Un autre intervenant, Charles Dimandja, journaliste producteur et ancien Président de la commission de la carte de l’Union nationale de la presse du Congo ( unpc) a tracé le portrait-robot d’un journaliste. Pour ce dernier, un journaliste digne de son nom doit être humble car l’information se cherche dans l’humilité et non dans l’arrogance. Il doit ausdi être policé, instruit avec une tête bien pleine et bien faite.

” la précarité qui caractérise la profession aujourd’hui a ouvert la voie à de nombreuses dérives “.

Cette précarité, pense-t-il est accentuée par la méconnaissance de l’Acte d’engagement résultant du code d’éthique et de déontologie. Charles Dimandja a rappelé les 14 principes qui régissent la profession. Il a cité notamment les points suivants: Ne jamais rien avancer sans être en mesure d’en apporter la preuve, à bannir le mensonge, l’altération des documents et déformation des faits. Un autre prescrit tout aussi important :

” Ne pas confondre son rôle avec celui de justicier”.

Également modérateur lors de cet atelier de renforcement des capacités des journalistes des médias en ligne, le président des MILRDC, Israël Mutala a déclaré :

” Le foisonnement des médias en ligne ne nous donne pas des libertés sans limites “.

C’est ainsi qu’il a attiré l’attention de ses pairs en
soulignant que toute information doit passer dans 3 moules à savoir le respect de la loi, le respect de la déontologie et le respect d’éthique. Le point commun entre tous ces orateurs c’est l’unanimité autour de l’éducation comme un facteur de base dans l’exercice de la profession journalistique.

Francis OTSHUDI/journaldesnations.net 

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