L’insécurité continue de gagner du terrain à Kisankala, une localité du territoire de Mutshatsha, dans la province du Lualaba. Un nouveau cas de cambriolage a été signalé dans la nuit du mercredi 24 au jeudi 25 décembre dernier, renforçant les inquiétudes de la population locale.

Selon les informations fournies par la société civile locale, des hommes non identifiés, armés d’armes blanches, se sont introduits par effraction dans la maison d’une femme répondant au nom d’Anny Ngoy, aux environs de minuit, heure locale. Pour accéder au domicile, les assaillants ont détruit une partie du mur à l’aide de marteaux.
Surpris à son domicile, la victime a été violemment agressée. Les malfrats l’ont frappée à la tête et aux bras à l’aide de bâtons, lui causant plusieurs blessures avant de prendre la fuite avec une somme d’argent estimée à 2
300.000 francs congolais.
« C’est avec ce bâton qu’ils m’ont frappée à la tête et au bras. Ils ont emporté deux sacs d’argent, le premier contenait 1500 000 FC et le second 800 000 FC. Je suis blessée et actuellement sous suivi médical, avec un bras enflé », a témoigné la victime.
La société civile Eben Ezer déplore l’absence totale d’intervention des services de sécurité, malgré les multiples alertes lancées au moment de l’attaque. Cette structure citoyenne condamne avec fermeté la recrudescence de l’insécurité à Kisankala, une localité qu’elle qualifie désormais de foyer du banditisme, marquée par des cambriolages et des agressions récurrents attribués à des jeunes délinquants désœuvrés.
Face à cette situation, la société civile appelle les autorités compétentes à renforcer les dispositifs de sécurité afin de protéger les populations et leurs biens.
Guillaume MABALA