Les activités socio-économiques ont été paralysées mardi 24 février 2026 à Biakato, chef-lieu de la chefferie de Babila Babombi, en territoire de Mambasa, dans la province de l’Ituri, à la suite d’un appel lancé par une synergie des structures de défense des droits humains. Ces organisations protestaient contre des tracasseries attribuées aux services de sécurité lors des patrouilles nocturnes.

Seules les activités scolaires, les officines pharmaceutiques et certaines structures sanitaires ont fonctionné au ralenti durant l’avant-midi.
Selon la synergie des structures de défense des droits humains, cette mobilisation visait à obtenir un cadre d’échange avec les autorités afin de mettre fin aux abus dénoncés par la population.
Chanito Mayao, porte-parole de la synergie, explique :
« Si nous avons demandé aux habitants de fermer leurs portes pour entamer des échanges avec les autorités afin de trouver une solution, c’est à cause des patrouilles menées dans l’agglomération.
Ces patrouilles étaient devenues une source de tracasseries que la population subissait, car elles s’étaient transformées en abus ».
Face à la tension, une réunion de sécurité urgente a été organisée dans les installations du bureau de la chefferie. Elle a réuni les services de sécurité, des défenseurs des droits humains ainsi que des représentants d’associations locales.
Les échanges ont été dirigés par le commandant adjoint chargé des opérations du régiment basé à Biakato, le colonel David. À l’issue de la rencontre, la synergie s’est dite satisfaite de la reconnaissance, par les forces de l’ordre, de certaines mauvaises conduites.
Le colonel David a promis de réinstruire ses troupes en matière de sécurisation de la population. Il a également appelé au renforcement de la collaboration civilo-militaire, invitant les habitants à dénoncer tout cas de banditisme ou mouvement suspect, tout en exhortant les jeunes à ne pas rejoindre les groupes armés.
Les activités ont finalement repris dans l’après-midi de la même journée.
Gloire TSONGO/ Beni