Nord-Kivu : le carburant grimpe jusqu’à 5 000 FC, les autorités dénoncent une spéculation des opérateurs

Le prix du litre de carburant connaît une hausse inhabituelle dans certaines villes du Nord-Kivu, notamment à Beni et Butembo. Dans plusieurs stations-service, le produit se vend jusqu’à 5 000 FC, alors que le prix homologué par le ministère de l’Économie serait fixé à 3 300 FC. Cette situation suscite l’inquiétude de la population et pousse les autorités provinciales à rappeler le respect du tarif officiel.

Ce samedi 7 mars, le chef de division provinciale de l’Économie nationale, Adrien Mbalavahi, a assuré que les stocks disponibles dans la province restent suffisants pour servir la population. Selon lui, aucune rupture d’approvisionnement n’a été constatée, ni dans les villes ni dans les territoires environnants.

Pour ce responsable provincial, la hausse actuelle ne repose sur aucun fondement réel et ne peut être justifiée par la conjoncture internationale.

« Cette hausse à laquelle nous assistons actuellement n’est qu’une spéculation de mauvais goût de la part de certains opérateurs économiques intervenant dans la distribution des produits pétroliers. La guerre entre Israël, les États-Unis et l’Iran ne peut en aucun cas provoquer une hausse du carburant à ce moment précis, car nous disposons encore d’une quantité suffisante. Personne ne peut non plus affirmer que cette guerre va durer éternellement », a-t-il déclaré.

Adrien Mbalavahi déplore également la fermeture de certaines stations-service observée ces derniers jours à Beni et à Butembo. Selon lui, ces établissements évoquent un manque de carburant alors que les services de l’Économie disposent d’informations contraires.

Les statistiques recueillies par la division provinciale indiquent en effet que le carburant reste disponible dans plusieurs points d’approvisionnement, notamment au poste frontalier de Kasindi, où des véhicules transportant des produits pétroliers continuent d’arriver.

« Les statistiques en notre possession prouvent qu’il y a une quantité suffisante de carburant. Les opérateurs doivent comprendre que le prix du carburant est homologué, c’est-à-dire fixé par le ministère de l’Économie, et par personne d’autre », a-t-il insisté.

Face à cette situation, la division provinciale de l’Économie nationale appelle les opérateurs du secteur pétrolier à respecter le prix officiel fixé par les autorités.

Gloire TSONGO/Beni

Laisser un commentaire