OMC : le Maroc met en avant les progrès économiques de la RDC et appelle à renforcer les échanges commerciaux

Sa Majeté, Mohammed VI, Roi du Maroc

Le Royaume du Maroc a salué les avancées économiques de la République démocratique du Congo (RDC), tout en l’encourageant à poursuivre ses réformes structurelles pour diversifier son économie et consolider son intégration commerciale régionale et internationale. Cette position a été exprimée le 28 octobre 2026 à Genève, lors du troisième examen des politiques commerciales congolaises à l’Organisation mondiale du commerce (OMC).

À Genève, le Maroc a mis en avant les efforts déployés par la RDC pour renforcer sa stabilité macroéconomique, moderniser son environnement commercial et favoriser la diversification de ses activités productives. Le Royaume a notamment relevé une croissance moyenne du produit intérieur brut (PIB) réel de 4,8 % durant la période examinée, qui a atteint 5,7 % en 2025.

La délégation marocaine a également salué les orientations du Plan national stratégique de développement (PNSD 2024-2028), qui accorde une place importante à l’industrialisation, au développement des infrastructures, à l’amélioration du climat des affaires et à la diversification économique.

Le Maroc a souligné l’importance des initiatives congolaises visant à transformer localement les ressources naturelles, à développer l’agriculture et l’agro-industrie, ainsi qu’à moderniser les administrations publiques. La dématérialisation des procédures commerciales et les programmes destinés à soutenir l’entrepreneuriat des jeunes et des femmes figurent également parmi les avancées mises en évidence.

Présentateur des débats lors de cet examen, l’ambassadeur et représentant permanent du Maroc auprès des Nations unies et des autres organisations internationales à Genève, Omar Zniber, a estimé que la RDC se trouvait à une étape décisive de sa transformation économique.

Le diplomate a notamment relevé la résilience de l’économie congolaise et ses nombreux atouts, dont les ressources minières stratégiques, le potentiel hydroélectrique et agricole, ainsi qu’une population jeune.

Il a toutefois attiré l’attention sur un défi majeur : la forte dépendance des exportations congolaises au secteur minier, qui représente plus de 90 % de celles-ci. D’où la nécessité, selon les observations présentées, de diversifier les activités productives, d’accroître la valeur ajoutée créée localement et de favoriser la création d’emplois.

Au-delà des réformes nationales, le Maroc a réaffirmé l’importance de l’intégration économique du continent africain. Le Royaume a mis en avant le rôle de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) dans la stimulation du commerce intra-africain et le développement de chaînes de valeur régionales.

Pour tirer pleinement parti de cette dynamique, la délégation marocaine a insisté sur le renforcement des infrastructures, la facilitation des échanges commerciaux et le développement des capacités productives.

Les échanges entre les deux pays constituent également un axe important de cette coopération. Selon la note d’information, le commerce bilatéral entre le Maroc et la RDC a atteint près de 368 millions de dirhams en 2025. Les deux parties disposent ainsi de perspectives de partenariat supplémentaires, notamment dans le cadre de la prochaine session de la Commission mixte maroco-congolaise.

Les discussions à l’OMC ont aussi mis en lumière plusieurs enjeux auxquels la RDC doit répondre, notamment la transformation locale des minerais, le développement des infrastructures de transport et d’énergie, la transparence réglementaire et la mise en œuvre de ses engagements commerciaux régionaux et multilatéraux.

Les réformes engagées dans les domaines douanier, fiscal et numérique, ainsi que les efforts en matière de gouvernance économique et de promotion des investissements, ont été relevés au cours des échanges.

Organisé du 28 au 30 octobre 2026, le troisième examen des politiques commerciales de la RDC vise à évaluer les politiques et pratiques commerciales du pays, à apprécier les progrès réalisés et à identifier les défis qui demeurent.

À travers ses observations, le Maroc souligne ainsi l’importance de poursuivre les réformes économiques en RDC, avec un accent particulier sur la diversification, la création de valeur ajoutée locale et le renforcement des partenariats africains, autant de leviers susceptibles de soutenir une croissance plus inclusive et une meilleure insertion du pays dans le commerce international.

Journal des Nations, (Source: MAP)

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