ONU : Judith Suminwa dénonce un engagement déséquilibré sur la défense de l’intégrité territoriale

Judith Suminwa, cheffe du gouvernement congolais

La Première ministre de la République démocratique du Congo, Judith Suminwa, s’est exprimée ce jeudi 24 septembre 2026 à la tribune de la 81ᵉ session ordinaire de l’Assemblée générale des Nations unies, à New York.

Dans son allocution, la cheffe du gouvernement congolais a dénoncé ce qu’elle considère comme un engagement à géométrie variable dans la défense de l’intégrité territoriale des États, faisant référence à la situation sécuritaire dans l’est de la RDC.

« L’intégrité territoriale est défendue avec vigueur dans une crise et semble négociable dans une autre », a déclaré Judith Suminwa, en rappelant la guerre d’agression dans l’est de la République démocratique du Congo.

Selon elle, « il ne peut y avoir de confiance durable lorsque la force de nos principes proclamés varie selon les peuples, les crises ou les circonstances ».

La Première ministre a insisté sur la nécessité de redonner à la Charte des Nations unies toute sa force, notamment en ce qui concerne l’égalité souveraine des États et l’interdiction du recours à la force.

Judith Suminwa a également plaidé pour une meilleure représentation de l’Afrique dans les instances de décision internationales. Elle estime que le continent ne peut rester marginalisé dans la gouvernance mondiale.

« Nous devons bâtir des institutions reflétant les équilibres actuels », a-t-elle affirmé, appelant à une réforme profonde de l’ONU afin de doter l’organisation d’institutions adaptées aux réalités actuelles.

La Première ministre a enfin abordé les enjeux technologiques, en soutenant notamment la création d’un fonds mondial de renforcement des capacités destiné à accompagner les pays dans une gouvernance inclusive de l’intelligence artificielle.

Blaise Bozenge

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