Le président de la République, Félix Tshisekedi, s’est entretenu vendredi 8 mai 2026, à la Cité de l’Union africaine à Kinshasa, avec une délégation de la République du Congo conduite par Jean‑Jacques Bouya, vice-Premier ministre chargé de la Coordination des infrastructures de développement, de l’Aménagement du territoire et de l’Entretien routier.
Cette rencontre s’inscrit dans le cadre de la dynamique du Corridor 13 de l’Union africaine, qui vise à renforcer les échanges transfrontaliers entre Kinshasa et Brazzaville.
Les discussions ont principalement porté sur les avancées du projet de pont route-rail reliant les deux capitales voisines. Selon les autorités, le projet a franchi une étape importante avec la signature d’un accord bilatéral stratégique fixant le régime fiscal, douanier et parafiscal applicable à l’ouvrage.
Cet accord prévoit notamment l’élimination des risques de double imposition ainsi que l’harmonisation des tarifs douaniers pour le transit des marchandises entre les deux pays. Il ouvre également la voie à la relance des appels d’offres destinés à sélectionner le futur concessionnaire privé chargé de la construction et de l’exploitation du pont.
Au cours des échanges, Jean-Jacques Bouya a souligné l’importance stratégique de cette infrastructure pour l’intégration économique régionale et continentale. Il a rappelé que la mise en œuvre effective de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) passe par une meilleure connectivité des territoires africains.
Le responsable congolais a également indiqué que les présidents Denis Sassou Nguesso et Félix Tshisekedi se réjouissent de l’évolution de ce projet porté sous leur impulsion commune.
Long de 1,575 kilomètre, le futur pont route-rail Kinshasa-Brazzaville sera un pont à péage reliant les deux rives du fleuve Congo. L’infrastructure comprendra une voie ferrée, deux voies routières, des trottoirs ainsi que des postes de contrôle frontaliers uniques.
Le coût global du projet est estimé à plus de 800 millions de dollars américains. Africa50 assure le rôle de développeur principal dans le cadre d’un partenariat public-privé (PPP), aux côtés de la Banque africaine de développement (BAD).
Rédaction