Le Forum des femmes autonomes de l’Université de Kikwit (FFAUNIKIK), une nouvelle structure qui promeut l’excellence et l’autonomisation des femmes au sein de l’UNIKIK, a récemment éveillé la conscience des étudiantes et des femmes de Kikwit sur leurs droits et leur engagement en faveur de la promotion du genre.

Cette sensibilisation s’est déroulée lors d’une conférence-débat, samedi 21 mars 2026, dans la grande salle Muzito, en présence de Brigitte Mukwa, cheffe de bureau urbain de Genre, Famille et Enfant, du comité de gestion de l’UNIKIK, du corps académique et scientifique, des étudiantes ainsi que d’autres invitées à l’occasion du mois de la femme.
« C’est une journée d’intérêt national et d’importance particulière pour la ville de Kikwit. Il est encourageant de voir les femmes de la ville se mobiliser pour revendiquer leur place dans la société. Des avancées significatives ont été réalisées en matière de considération des femmes. Elles sont tout pour nous. Il s’agit de reconnaître leur identité et leur rôle à travers ce qu’elles sont, ce qu’elles accomplissent et ce qu’elles visent. Une telle conférence est un lieu de savoir qui rappelle la place de la femme et ses droits », a déclaré le professeur Alphonse Kapumba, recteur de l’UNIKIK.
La première intervenante, Mutswaka Priscille, assistante à la faculté d’agronomie, a retracé les étapes historiques ayant conduit à l’instauration de la Journée internationale des droits des femmes.
De son côté, Me Joëlle Nkumongo, avocate au barreau du Kwilu, a développé les droits des femmes dans leur diversité. Elle a toutefois regretté que la famille, qui devrait être un lieu privilégié pour le respect des droits de la jeune fille, ne joue pas toujours ce rôle.
Pour sa part, Beatrice Sangupamba, cheffe de bureau de l’OSCEP (Observatoire de la surveillance de la corruption et de l’éthique professionnelle) du Kwilu, a souligné les antivaleurs comme obstacles silencieux à l’autonomisation des femmes. Elle a cité plusieurs d’entre elles : corruption, jalousie, manque de ponctualité et d’honnêteté, trafic d’influence, manque de respect, commérages, tricherie, sous-estimation de soi, mauvais usage des réseaux sociaux, etc.
Enfin, Kisepa Merveille, assistante à la faculté d’agronomie, a abordé la question de l’autonomisation effective des femmes.
Le jeu de questions-réponses qui a suivi a permis d’approfondir les discussions et de mieux comprendre la problématique.
« L’intellectuel n’apprend pas seulement dans les auditoires universitaires. Il apprend aussi par la lecture, les conférences, les séminaires et autres formations. Je souhaite que cette action soit multiplicatrice : si vous entendez parler d’une conférence, invitez vos amis à y participer », a encouragé Dandy Mushanga, secrétaire général administratif de l’UNIKIK.
La clôture officielle des activités du mois de la femme en milieu universitaire à Kikwit a été assurée par Brigitte Mukwa, cheffe de bureau urbain de Genre, Famille et Enfant.
Badylon Kawanda Bakiman