Coup de tonnerre dans les rangs de la Police nationale congolaise. Le commissaire principal Junior Mboso Kazadi, fils de l’ancien président de l’Assemblée nationale Christophe Mboso, a annoncé sa démission avec fracas.
Dans une déclaration relayée ce week-end, il a accusé certains policiers d’entretenir des complicités avec les Kuluna et d’autres bandes criminelles qui sèment la terreur à Kinshasa. « Je démissionne pour ne pas participer au génocide », a-t-il lâché, ajoutant qu’il préfère « retourner à la vie civile » plutôt que de cautionner, selon lui, un système dévoyé.
Junior Mboso est allé plus loin en mettant en cause la chaîne hiérarchique. Il affirme que « tous les rapports faits au numéro 1 de la Police sont erronés », laissant entendre que la réalité du terrain est délibérément maquillée pour masquer des dysfonctionnements graves.
Le désormais ex-officier espère que son message parviendra jusqu’au Président de la République, afin d’attirer son attention sur ce qu’il qualifie de dérives dangereuses au sein des forces de l’ordre.
Cette démission spectaculaire intervient alors que les questions de sécurité urbaine et de criminalité des Kuluna restent au cœur des préoccupations des Kinois. Elle soulève de nouvelles interrogations sur la transparence et l’efficacité de l’appareil sécuritaire du pays.
Christiane EKAMBO