La ministre du Genre, Famille et Enfant a plaidé pour une prise en charge globale des survivantes des violences basées sur le genre, au-delà de la dénonciation des auteurs. Depuis 2018, le Centre intégré des services multisectoriels (CISM) Mère et Enfant de Ngaba a accueilli 2 874 victimes.

La ministre du Genre, Famille et Enfant, Micheline Ombae Kalama, a effectué, lundi 19 octobre 2026, une visite d’inspection au Centre intégré des services multisectoriels (CISM) Mère et Enfant de Ngaba, à Kinshasa. Cette descente avait pour objectif d’évaluer le fonctionnement de cette structure et d’identifier les besoins nécessaires à l’amélioration de la prise en charge des survivantes des violences basées sur le genre (VBG).

Cette visite s’inscrit dans le cadre des priorités du gouvernement pour la période 2025-2027 en matière de lutte contre les violences sexuelles et basées sur le genre. À cette occasion, la ministre a insisté sur la nécessité d’un accompagnement qui ne se limite pas aux soins médicaux, mais qui englobe également l’assistance juridique et judiciaire ainsi que la réinsertion socio-économique des victimes.

« Il ne suffit pas seulement de dénoncer ou d’arrêter le violeur, il faut aussi réhabiliter la victime », a déclaré Micheline Ombae Kalama, soulignant ainsi l’importance de replacer la reconstruction des survivantes au cœur des mécanismes de lutte contre les violences sexuelles.
Elle a, par ailleurs, salué le travail accompli par les équipes du centre et réaffirmé le soutien institutionnel de son ministère en faveur du renforcement des structures dédiées à la prise en charge des victimes.
Prenant la parole, le médecin-directeur de l’Hôpital général de référence Mère et Enfant de Ngaba, le Dr Moke Manda Hervé, a fait savoir que le centre avait pris en charge 2 874 victimes depuis son ouverture en 2018.
Parmi les bénéficiaires figurent notamment des jeunes filles mineures orientées vers cette structure par des sous-commissariats de police et différentes institutions judiciaires. Les services y sont dispensés gratuitement, facilitant ainsi l’accès aux soins et à l’accompagnement pour les personnes victimes de violences.
Toutefois, le responsable médical a attiré l’attention de la ministre sur plusieurs difficultés auxquelles le centre est confronté. Il a notamment évoqué l’insuffisance des infrastructures ainsi que les irrégularités dans le versement des avantages sociaux de certains prestataires.
Ces contraintes constituent des défis pour le fonctionnement de la structure et appellent des mesures visant à améliorer les conditions de travail du personnel ainsi que la qualité des services offerts aux survivantes.
En marge de cette inspection, Micheline Ombae Kalama s’est également rendue au service de pédiatrie, où elle a pris en charge les factures d’enfants hospitalisés et remis des pagnes à leurs mamans.
La visite a également été marquée par un engagement en faveur du renforcement du plateau technique de l’hôpital. Répondant à une demande du responsable de l’imagerie médicale, Banza Kissala Kiss, la ministre s’est engagée à doter l’établissement d’un échographe 3D moderne et d’un capteur plan complet.
Keren Tshilemba