La République démocratique du Congo entend renforcer le suivi de ses engagements en faveur des droits des femmes. Dans cette perspective, la ministre du Genre, Famille et Enfant, Micheline Ombae Kalama, a lancé, mardi 3 novembre à Kinshasa, les travaux d’endossement du cadre national de suivi-évaluation de la mise en œuvre du Protocole de Maputo.

Organisé sur deux jours par la Cellule d’études et de planification de la promotion de la femme, de la famille et de la protection de l’enfant (CEPFE), cet atelier vise à mettre en place un dispositif harmonisé permettant de mesurer les avancées réalisées par le pays dans l’application de cet instrument régional de protection des droits des femmes.
À cette occasion, Micheline Ombae Kalama a insisté sur la nécessité de traduire les engagements internationaux de la RDC en résultats concrets, notamment en matière d’égalité, de protection et d’autonomisation des femmes et des filles.
Le nouveau mécanisme prévoit des indicateurs de performance, une clarification des responsabilités institutionnelles ainsi que des outils de collecte et d’analyse des données. Il devra notamment permettre d’identifier les progrès, de relever les insuffisances et de renforcer la redevabilité des institutions.
La ministre a également appelé à une mobilisation de l’ensemble des acteurs concernés, notamment les institutions publiques, les provinces, les partenaires techniques et financiers ainsi que les organisations de la société civile, afin de garantir l’application effective de ce cadre à tous les niveaux.
Avec l’appui de l’UNFPA et l’accompagnement technique et financier de la MONUSCO, cette initiative ambitionne de faire évoluer le suivi des engagements de la RDC vers une évaluation davantage axée sur les résultats et les changements tangibles dans les conditions de vie des femmes et des filles.
Christiane Ekambo