L’avenir de la Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO), les évolutions du processus de désarmement et de démobilisation, ainsi que le mécanisme de vérification sécuritaire ont été au centre d’une audience entre la ministre d’État aux Affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba Wagner, et le représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies en RDC, James Swan.
Cette rencontre s’est tenue ce mardi à Kinshasa, dans un contexte marqué par la poursuite des échanges entre le gouvernement congolais et les Nations Unies sur les modalités d’accompagnement de la Mission dans le pays.
Selon le communiqué, les discussions ont notamment porté sur les consultations relatives au prochain mandat de la MONUSCO. Ces échanges s’inscrivent dans le cadre du dialogue entre les autorités congolaises et les Nations Unies sur les priorités et les modalités d’intervention de la Mission.
Les deux parties ont également abordé les nouveaux développements concernant le DDRRR, processus de désarmement, démobilisation, rapatriement, réinstallation et réintégration, qui concerne notamment les groupes armés étrangers.
La situation sécuritaire a également figuré parmi les sujets examinés, avec un accent particulier sur le redéploiement temporaire de la MONUSCO en vue d’accompagner le Mécanisme conjoint de vérification élargi Plus (MCVE+).
Ce dispositif s’inscrit dans les efforts de vérification et de suivi des questions sécuritaires dans la région. L’appui temporaire de la Mission onusienne vise à accompagner ce mécanisme, selon les éléments communiqués à l’issue de l’audience.
Le communiqué ne précise toutefois ni les zones concernées par ce redéploiement ni son calendrier opérationnel.
Thérèse Kayikwamba Wagner et James Swan ont par ailleurs évoqué la convocation prochaine d’une réunion du Secrétariat technique national chargé de la mise en œuvre du mandat de la MONUSCO.
Cette réunion devrait s’inscrire dans une dynamique de renforcement de la coordination entre le gouvernement congolais et la Mission des Nations Unies, afin de faciliter le suivi des engagements et des actions relevant de leur collaboration.
Christiane Ekambo