Ebola : plus de 1 900 enfants orphelins ou séparés de leur famille identifiés au Nord-Kivu et en Ituri, (UNICEF)

Plus de 1 900 enfants ont perdu l’un de leurs parents, leurs deux parents, ou ont été séparés de leur famille en raison de la maladie à virus Ebola dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), selon l’UNICEF. L’agence des Nations unies appelle à un financement urgent afin de renforcer la protection et la prise en charge de ces enfants vulnérables.

Dans un communiqué de presse publié ce mardi 6 octobre, l’UNICEF indique avoir recensé, au 28 septembre dernier, 1 581 enfants en Ituri et 322 au Nord-Kivu. Ces chiffres portent à 1 903 le nombre d’enfants identifiés comme ayant perdu un ou leurs deux parents, ou ayant été séparés de leur famille en raison d’Ebola.

L’agence onusienne estime toutefois que le nombre réel pourrait être plus élevé, en raison de certaines contraintes liées à l’identification et au recensement des enfants concernés.

« Les chiffres réels sont probablement plus élevés, car ils ne reflètent que les zones où l’UNICEF collabore avec la Division provinciale des affaires sociales (DIVAS) », précise le communiqué consulté par Journaldesnations.net.

À l’issue de sa visite à Bunia, la Directrice des opérations d’urgence de l’UNICEF, Lucia Elmi, a alerté sur l’enchaînement des conséquences auxquelles sont exposés les enfants dans ce contexte.

« Un parent tombe malade et l’enfant risque d’être exposé. Ce parent est ensuite hospitalisé ou décède, laissant l’enfant sans la personne dont il dépend, tandis que la peur de la contagion et la stigmatisation dissuadent les proches et les voisins d’intervenir », a-t-elle expliqué.

Alors que la flambée d’Ebola continue d’affecter particulièrement l’Ituri et le Nord-Kivu, au moins 2 076 enfants avaient été testés positifs et 1 162 en étaient décédés au 29 septembre, selon une analyse de l’UNICEF basée sur les données du ministère de la Santé.

Face à cette situation, l’UNICEF appelle à une mobilisation urgente des ressources afin d’assurer la protection, le suivi et la prise en charge des enfants affectés par l’épidémie.

Djiress Baloki

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