À l’approche de la rentrée scolaire 2026-2027, les marchés et librairies de Lubumbashi, dans la province du Haut-Katanga, connaissent une forte affluence. Cahiers, stylos, sacs à dos, uniformes et autres fournitures figurent sur les listes d’achats des parents. Mais cette année encore, la hausse des prix suscite de nombreuses inquiétudes.
Lors de notre descente effectuée vendredi 7 août au marché Mzee Kabila, dans les librairies du centre-ville et dans plusieurs boutiques spécialisées, plusieurs parents se sont dits préoccupés par le coût des fournitures scolaires, qu’ils jugent de plus en plus élevé.
« L’année passée, j’avais dépensé moins pour les cahiers et les stylos. Aujourd’hui, avec trois enfants, la facture est devenue très lourde. Nous faisons des sacrifices pour que nos enfants ne manquent de rien », confie Mme Chantal, mère de famille rencontrée dans une librairie de la commune de Lubumbashi.
Même constat chez Jean-Paul, père de deux élèves. « Entre les frais scolaires, les uniformes et les fournitures, la rentrée devient un véritable casse-tête. Beaucoup de parents sont obligés d’étaler leurs achats sur plusieurs semaines », témoigne-t-il.
Du côté des commerçants, cette situation s’explique principalement par l’augmentation des coûts d’approvisionnement.
« Nous ne fixons pas les prix au hasard. Les marchandises coûtent plus cher à l’importation et le transport a également augmenté », explique un vendeur de fournitures scolaires rencontré dans l’un des points de vente visités.
Cette hausse des coûts se répercute directement sur les prix proposés aux consommateurs, au moment où les familles doivent déjà faire face à plusieurs dépenses liées à la rentrée.
Dans les établissements scolaires, certains responsables invitent les parents à privilégier les fournitures essentielles afin de permettre aux élèves de reprendre les cours dans de bonnes conditions.
« Nous comprenons les difficultés des familles. L’important est que chaque élève puisse disposer du minimum nécessaire pour suivre les enseignements », souligne le préfet d’une école de Lubumbashi.
Pour plusieurs parents, des mesures d’accompagnement seraient les bienvenues, notamment des promotions sur les fournitures scolaires ou un meilleur encadrement des prix pendant la période de rentrée.
À quelques semaines de la reprise des cours, les ménages espèrent que le coût de la rentrée restera supportable et que les difficultés financières ne compromettront pas la scolarité des enfants.
Marcel Kakule