Le Tribunal de grande instance de Lubumbashi, dans la province du Haut-Katanga, a reconnu Jacques Kyabula Katwe comme « seul président national statutaire et légal » du parti Action pour la Rupture et le Développement (ARDEV), mettant ainsi fin, selon la formation politique, au différend qui l’opposait à des structures concurrentes sur la direction du parti.
L’information est contenue dans un communiqué signé par le secrétaire général de l’ARDEV, Maître Hubert Mwamba Kadimanshi, parvenu à notre rédaction vendredi 7 août.
Selon ce document, la juridiction a également déclaré « nulles et sans effet » les décisions prises par des structures parallèles considérées comme non conformes aux statuts du parti. Le communiqué invite, par ailleurs, les responsables de ces instances à restituer les attributs du parti aux organes légalement établis.
Pour les dirigeants de l’ARDEV, cette décision judiciaire vient réaffirmer la légitimité des instances statutaires du parti et mettre fin aux contestations internes ayant conduit à la création de structures concurrentes.
Dans son communiqué, la formation politique réaffirme son attachement à « la légalité » et à « l’unité interne », tout en renouvelant son soutien à la vision du président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi.
Cette décision intervient dans un contexte marqué par des tensions au sein de l’ARDEV, apparues après la démission de Jacques Kyabula Katwe de ses fonctions de gouverneur du Haut-Katanga.
Ces divergences avaient entraîné des divisions internes au sein du parti. Certains membres avaient notamment annoncé la destitution de Jacques Kyabula de la présidence nationale de la formation politique.
La décision du Tribunal de grande instance de Lubumbashi vient ainsi, selon l’ARDEV, clarifier la question de la direction nationale du parti et réaffirmer la primauté de ses instances statutaires.
Marcel Kakule