Le Président de la République, Félix Tshisekedi, a présidé une réunion sectorielle consacrée à l’évaluation de la réponse nationale face à la 17ᵉ épidémie de la maladie à virus Ebola qui touche actuellement les provinces de l’Ituri et du Nord-Kivu. Cette rencontre a réuni les responsables des principales institutions engagées dans la riposte sanitaire afin d’évaluer les mesures déjà prises et renforcer la coordination des actions sur le terrain.
Selon un communiqué de la Cellule de communication de la Présidence, le plan national de riposte contre Ebola est évalué à 319 millions de dollars, dont 20 millions déjà débloqués en urgence par le gouvernement congolais.
Ce dispositif est placé sous la supervision directe du chef de l’État et coordonné par un Secrétariat technique dirigé par le professeur Jean-Jacques Muyembe Tamfum, directeur général de l’Institut national de recherche biomédicale (INRB).
Le gouvernement congolais mise notamment sur plusieurs axes stratégiques pour contenir l’épidémie. Parmi les principales mesures annoncées figure l’utilisation prochaine d’un anticorps monoclonal américain, présenté comme efficace contre les trois principales souches du virus Ebola. Des essais cliniques devraient être lancés sur les patients confirmés.
Les autorités ont également renforcé le déploiement rapide des équipes médicales, du matériel sanitaire et des infrastructures temporaires vers les provinces de l’Est du pays, notamment depuis Kinshasa.
La surveillance sanitaire a aussi été intensifiée dans les provinces de l’Ituri, du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, avec l’application obligatoire des mesures barrières dans les zones à haut risque, notamment le lavage des mains et la prise systématique de température.
Le communiqué souligne par ailleurs que la souche Bundibugyo actuellement en circulation est considérée comme moins mortelle et moins dangereuse que la souche Zaïre, responsable des précédentes épidémies majeures dans le pays.
Présent à cette réunion, le directeur général de Africa CDC, le docteur Jean Kaseya, a indiqué que cette épidémie constitue pour l’instant une urgence sanitaire régionale, mais pas une urgence pandémique mondiale.
Selon les recommandations de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), les pays ne devraient ni fermer leurs frontières ni imposer des restrictions générales aux voyages et au commerce.
Source: Cellcom Présidence