L’organisation Congo Notre Avenir (CNA) appelle à une réforme en profondeur du système sanitaire congolais, à la suite des violences infligées à une femme enceinte à l’Hôpital général de référence de Kinkole, à Kinshasa.
Dans une déclaration rendue publique, l’organisation estime que cet incident, largement relayé sur les réseaux sociaux, dépasse le cadre d’un cas isolé. Pour CNA, cet acte met en évidence des dysfonctionnements structurels dans la prise en charge des patients au sein des établissements de santé.
Parmi ses principales recommandations, l’organisation insiste sur la nécessité « d’un audit national des pratiques de prise en charge dans les structures sanitaires », afin « d’extirper les brebis galeuses qui ternissent l’image de la médecine congolaise », peut-on lire dans le document parvenu à Journaldesnations.net.
L’organisation rappelle que la salle d’accouchement, qui devrait être un sanctuaire de vie et de bien-être, ne doit en aucun cas devenir le théâtre d’une trahison de la confiance publique.
Tout en prenant acte de l’ouverture d’un dossier disciplinaire contre le Dr Balanganayi Kayembe David et son équipe, CNA exige que la réponse des autorités ne se limite pas à de simples sanctions administratives de principe.
En définitive, CNA exprime sa solidarité totale avec la victime et sa famille. L’organisation affirme rester vigilante et mobilisée pour suivre de près l’évolution de ce dossier, rappelant que la dignité de la femme congolaise et le respect de la vie humaine ne sont pas négociables.
Djiress BALOKI