Nord-Kivu : recrudescence inquiétante de cambriolages dans le groupement Isale-Bulambo, en chefferie des Bashu

Une série de cambriolages suscite une vive inquiétude au sein de la population du groupement Isale-Bulambo, en chefferie des Bashu, territoire de Beni (Nord-Kivu). Selon la société civile locale, une dizaine de maisons ont été visitées par des bandits armés au cours du mois d’octobre 2025, semant la peur dans plusieurs localités.


Les faits ont été enregistrés notamment à Kathanda, Mabou et Bulambo centre, où les assaillants, souvent armés de fusils et de machettes, ont pris pour cible des habitations civiles et des maisons de commerce. D’après plusieurs témoignages, ces malfaiteurs opèrent généralement la nuit, profitant du manque de patrouilles régulières dans la zone.


Dans une déclaration à la presse ce lundi 10 novembre, Kambale Ngaimoko Wasi, président du sous-noyau de la société civile d’Isale-Bulambo, a tiré la sonnette d’alarme : « A Kathanda, six maisons ont été visitées, cinq à Mabou et huit à Bulambo centre. Les assaillants ont emporté environ 505 000 francs congolais et 300 dollars américains, en plus de plusieurs biens de valeur« , a-t-il précisé, déplorant un climat d’insécurité persistante dans la région.


Face à cette recrudescence, la société civile appelle les autorités locales et les services de sécurité à une réaction rapide et coordonnée.
« Nous demandons une réunion urgente entre les responsables sécuritaires et administratifs afin d’analyser les causes de cette montée de l’insécurité et d’y apporter des solutions durables. Nous appelons également la population à renforcer la vigilance et à signaler toute présence suspecte », a ajouté M. Ngaimoko Wasi.


De son côté, Jackson Syarira, secrétaire administratif du groupement Isale-Bulambo, contacté par notre rédaction, s’est dit profondément préoccupé par la situation. Il a assuré que des mesures sont à l’étude pour endiguer cette vague d’attaques nocturnes.


Les habitants de Bulambo et des villages environnants réclament quant à eux une présence permanente des forces de sécurité, estimant que l’absence de patrouilles favorise ces incursions. Certains commerçants victimes affirment avoir perdu l’essentiel de leurs marchandises et craignent désormais d’ouvrir leurs boutiques la nuit.


Ces nouveaux cas viennent s’ajouter à une série d’incidents similaires déjà signalés dans plusieurs localités du territoire de Beni, une zone encore fragile malgré la présence militaire.


Gloire Tsongo / Beni

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