Le président Félix Tshisekedi a profité de son discours sur l’état de la Nation, prononcé ce lundi 9 décembre, pour dévoiler un projet ambitieux en matière d’infrastructures, destiné à désenclaver les provinces et à renforcer leur interconnexion.
Devant les deux chambres du Parlement réunies en Congrès, le chef de l’État a annoncé la construction de 3 800 km de routes de desserte agricole d’ici 2026, ainsi que l’aménagement de 11 423 km de routes, grâce au déploiement de brigades routières dans chaque province. À ce jour, 3 735 km ont déjà été réalisés pour créer de vastes corridors entre les grandes régions du pays.
Plusieurs axes stratégiques figurent dans ce programme. Sur la RN1, 115 km ont été aménagés entre Tshikapa et la frontière angolaise, et 229 km relient désormais Kamuesha, Kabwanga, Tshimbulu et Mbuji-Mayi. Sur la RN2, 475 km assurent la liaison entre Mbuji-Mayi et Bukavu. La RN7 a été réhabilitée sur 1 184 km pour relier Kananga à Kisangani. D’autres projets comprennent 126 km sur la RN42 entre Lusambo et le Sankuru, 856 km sur la RN8 entre Mbandaka et Ikela via Boende et Ngandja, ainsi que 750 km sur la RN4 reliant Kisangani, Bunia et Mahagi.
Dans le vaste programme de développement des infrastructures, le président de la République a également souligné les avancées dans la relance du rail. Le tronçon Kisangani–Ubundu (125 km) a été modernisé, tandis que les études du chemin de fer Uvinza–Gitega–Kindu sont achevées. De nouvelles lignes, telles que Kalemie–Mbuji-Mayi–Kananga–Ilebo ou Mweneditu–Kindu, sont envisagées afin de diversifier les corridors logistiques. À Kinshasa, le projet de train urbain Kinshasa–Mbudi et la ligne Kananga–Mbuji-Mayi figurent parmi les priorités ferroviaires.
Parallèlement, plusieurs aéroports ont été modernisés, notamment ceux de Gemena, Kikwit, Moanda, Tshikapa, Matadi, Bumba, Lisala, Kolwezi, Bunia, Kananga, Kalemie, Lubumbashi et Kinshasa-Ndjili.
Pour Félix Tshisekedi, ces investissements ne sont pas de simples chantiers : ils traduisent une volonté politique forte de faire de la mobilité un moteur de développement économique et un facteur de cohésion nationale.
Blaise BOZENGE