La célébration du 44ᵉ anniversaire de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS/Tshisekedi), organisée le dimanche 15 février 2026 à la paroisse Saint-Joseph Budikadidi, dans la commune de Mabondo à Tshikapa, a mis en évidence une réalité politique plus contrastée : la persistance de divisions internes au sein de la fédération du parti au Kasaï.

Initiée par la fédération Kasaï 3 (G14), la messe commémorative s’est déroulée dans un climat marqué par des tensions internes.
Actuellement, la fédération locale est divisée en trois tendances distinctes, chacune revendiquant légitimité et leadership. Cette fragmentation fragilise la cohésion des militants et brouille le message politique du parti dans l’un de ses bastions historiques.
Présent à la cérémonie, le gouverneur du Kasaï, Crispin Mukendi Bukasa, cadre de l’UDPS, n’a pas ignoré cette situation. Sans désigner explicitement les camps en présence, il a lancé un appel solennel à l’unité, à l’amour et à la cohésion, estimant que les divisions constituent un obstacle majeur à la consolidation des acquis du parti.
« La division conduit à l’échec et non à la réussite », a-t-il déclaré, rappelant que l’héritage d’Étienne Tshisekedi repose avant tout sur l’unité et la discipline interne.
Pour de nombreux observateurs, cet appel traduit une réelle inquiétude face aux querelles internes susceptibles d’affaiblir l’UDPS dans la province, à un moment où le parti est appelé à consolider son ancrage et sa crédibilité.
Paradoxalement, la formation politique fondée en 1982 pour lutter contre la dictature de Mobutu Sese Seko se trouve aujourd’hui confrontée à des tensions internes qui pourraient entraver son efficacité au niveau local.
Au-delà de la commémoration, le message dominant aura donc été celui du recentrage et de la responsabilité collective. Reste à savoir si cet appel à l’unité sera entendu par les différentes tendances, afin que cet anniversaire marque un véritable tournant plutôt qu’un simple rendez-vous symbolique.
Marcel MBOMBO