États-Unis : Donald Trump interrompt une interview avec Kristen Welker de NBC et relance les critiques sur ses relations avec les femmes journalistes

Donald Trump interrompt son interview avec Kristen Welker, (Ph. capture d'écran)

Une nouvelle altercation entre le président américain Donald Trump et la journaliste Kristen Welker a ravivé les critiques concernant son attitude envers certaines femmes dans les médias.

Le président des USA, Donald Trump en face de Kristen Welker, journaliste à NBC, (Ph.capture d’écran)

Lors d’une interview diffusée dans l’émission « Meet the Press » sur NBC, Donald Trump a brusquement mis fin à l’échange au cours d’un débat tendu portant sur les élections américaines. Il a accusé la journaliste d’être « soit corrompue, soit stupide », avant de conclure l’entretien en déclarant : « Désolé, on arrête là. J’en ai assez », puis en retirant son micro et en quittant le plateau.

Après cet incident, Kristen Welker a réagi sur le réseau social X, adoptant un ton mesuré. « Malgré ces difficultés, nous avons eu une conversation approfondie sur plusieurs sujets », a-t-elle écrit.

Incidents et polémique

Cet épisode s’ajoute à une série de tensions entre Donald Trump et des journalistes femmes, qui alimentent régulièrement les débats aux États-Unis.

En février 2026, lors d’un échange à la Maison Blanche, il s’était vivement opposé à la journaliste de CNN Kaitlan Collins, lui reprochant son ton et son attitude, affirmant notamment qu’elle « ne souriait jamais » et qu’elle avait « de la haine dans les yeux », des propos qui avaient suscité de nombreuses réactions.

Plus largement, plusieurs interventions du président américain ont été critiquées ces dernières années, notamment lorsqu’il a qualifié certaines journalistes de « stupides », de « mauvaises journalistes », ou encore de « piggy » (« petite cochonne »), des expressions ayant provoqué de vives réactions dans les milieux médiatiques.

En novembre 2025, une polémique avait éclaté après qu’il eut lancé « Quiet, piggy » à Catherine Lucey, correspondante de Bloomberg News qui l’interrogeait sur l’affaire Jeffrey Epstein. Quelques jours plus tard, il avait également qualifié Katie Rogers, journaliste du New York Times de personne « laide à l’intérieur comme à l’extérieur » suite à un article sur son âge et sa santé.

Ces épisodes sont régulièrement dénoncés par des organisations de défense de la liberté de la presse et des associations de journalistes, qui estiment que ces propos peuvent contribuer à détériorer les conditions de travail des professionnels de l’information, en particulier des femmes journalistes.

Des critiques de Donald Trump voient dans cette succession d’incidents un comportement visant à discréditer les journalistes posant des questions jugées gênantes. Ses partisans, eux, estiment qu’il adopte une attitude similaire envers tous les journalistes qu’il considère hostiles, sans distinction de genre.

Quoi qu’il en soit, l’incident avec Kristen Welker s’inscrit dans une série de confrontations médiatiques qui continuent d’alimenter le débat sur les relations entre le pouvoir politique et la presse aux États-Unis.

Christiane EKAMBO

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